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	<title>ALGERIE DEFENSE &#187; Histoire révolution biographie</title>
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		<title>Lettre d’un moudjahid aux enfants d’Algérie : Mohamed Chérif OULD EL HOCINE Ancien officier de l’ALN</title>
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		<pubDate>Thu, 18 Feb 2010 11:38:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>oreda88</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoire révolution biographie]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>JOURNÉE NATIONALE DU CHAHID
L&#8217;Expression
Aujourd’hui, je veux écrire les lettres que je voulais adresser aux parents de mes compagnons morts au champ d’honneur, et aux enfants de notre valeureux peuple pour qu’ils n’oublient jamais nos vaillants chouhada.</p>
<p>Pendant toute la durée de ma participation au combat libérateur contre l’armée française, dans les maquis de la Wilaya IV, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>JOURNÉE NATIONALE DU CHAHID</strong><br />
<strong>L&#8217;Expression<br />
</strong>Aujourd’hui, je veux écrire les lettres que je voulais adresser aux parents de mes compagnons morts au champ d’honneur, et aux enfants de notre valeureux peuple pour qu’ils n’oublient jamais nos vaillants chouhada.</p>
<p>Pendant toute la durée de ma participation au combat libérateur contre l’armée française, dans les maquis de la Wilaya IV, j’avais toujours sur moi un petit carnet de route; j’y écrivais, notais des noms, des dates, des lieux, tous ces événements qui m’ont marqués à tout jamais. J’y écrivais et relatais brièvement nos embuscades et accrochages durant la Révolution du 1er Novembre 1954.<br />
Aujourd’hui, je veux écrire les lettres que je voulais adresser aux familles de nos chouhada, aux parents de mes compagnons morts au champ d’honneur, à mes côtés, en héros, en faisant le sacrifice suprême avec la conviction de n’accomplir que leur devoir de patriotes, de combattants de la Liberté en se voulant anonymes.</p>
<p><span id="more-4922"></span><br />
Aujourd’hui, je veux écrire les lettres que je n’ai pas écrites dans les moments difficiles, ces lettres à nos enfants, enfants de notre valeureux peuple pour qu’ils n’oublient jamais nos vaillants chouhada morts au combat, face à l’armée française qui n’a pas hésité à pratiquer la politique de la terre brûlée; celle-ci détruisait tout sur son passage, brûlait maisons et forêts, se vengeait sur la population. Notre courageux peuple, qui a consenti tous les sacrifices, par son engagement, était plus qu’un soutien logistique; je n’oublierai jamais, et cela doit rester à tout jamais gravé dans la mémoire collective, l’accueil chaleureux, réconfortant et revigorant que nous réservaient les populations civiles en nous nourrissant et en nous logeant après nos batailles et nos longues marches harassantes de plus de 14 heures, bien des fois.</p>
<p><strong>Une attaque généralisée<br />
</strong>Le 20 août 1957, la katiba El Hamdania, de la Wilaya IV, zone II, région III, attaque les villes du littoral et l’Ecole des officiers de Cherchell.<br />
Pour le premier anniversaire du congrès du FLN de 1956 dans la vallée de la Soummam, l’ALN (Armée de libération nationale), avait décidé d’organiser une attaque générale contre l’armée française pour manifester sa présence sur tout notre territoire national. Elle avait décidé d’engager des actions armées simultanées dans toutes les villes, les villages, et ce, contre les casernes militaires. Il fallait à l’ALN, par cette action commune, de la frontière tunisienne à la frontière marocaine, du nord au sud, confirmer à l’ennemi français et au monde entier notre existence, que nous pouvions l’attaquer partout où il est, et à tout moment. Par cette action générale, nous avions prouvé à nos adversaires que nous étions là, que nous nous battrions à n’importe quel prix pour la liberté et l’indépendance de notre pays l’Algérie.<br />
Notre compagnie était désignée pour harceler les villes de Cherchell. Novi, Damous, Gouraya, Hadjret Enous, Menacer, Sidi Amar, Larhat et ce, sur un rayon de 80 kilomètres. A 19 heures 40 minutes nous étions arrivés à l’endroit d’où nous devions attaquer la caserne d’officiers, nous étions l’un à côté de l’autre, tous armés de fusils Garand, et de Mas 56, nos doigts sur la gâchette, nous savions que les autres groupes de moudjahidine de notre Katiba El Hamdania étaient dans la même position que nous, prêts à attaquer les objectifs indiqués. A 20 heures précises, nous avions commencé à tirer tous ensemble à la même seconde. C’était la panique dans la caserne de l’Ecole des officiers de Cherchell; on entendait les cris de douleur des soldats surpris par notre attaque. Les sirènes hurlaient. C’était le branle-bas pendant vingt minutes. Après, nous nous sommes repliés en traversant les mêmes douars. Sur notre passage, les hommes nous applaudissaient, en nous disant «Dieu est avec vous»; les femmes nous remerciant avec leurs «youyous»; les enfants sautaient sur nous pour nous embrasser, je ne pouvais retenir mes larmes. Je me disais que nous, les moudjahidine, avions attaqué l’ennemi puis nous nous sommes repliés en vitesse, et par la suite, l’Armée française allait se venger sur la population civile qui nous applaudit maintenant, mais qui allait le payer de sa vie. Je ne pouvais plus me retenir de pleurer. Je n’oublierai jamais le sacrifice et le courage des habitants du douar Sidi Yahia et celui de la famille de mes frères de combat Lahbouchi; le sacrifice de ce grand peuple qui nous a aidés, secourus, nourris et aimés, doit rester gravé dans les mémoires de nos enfants. En effet, combien sont-ils nos enfants de vingt ans, universitaires, forces vives de l’Algérie de demain, à connaître le Commandant Si Zoubir de Soumaâ de son vrai nom Souleïman Tayeb? Mort héroïquement au champ d’honneur le 22 février 1957 dans le douar de Sbaghnia, dans la wilaya de Blida pour protéger la vie d’environ quatre cents étudiants et lycéens qui avaient fui les villes après la grève générale des huit jours et qui étaient en attente dans cette localité avant d’être envoyés en Tunisie et au Maroc afin de terminer leurs études. Mais le nombre important d’étudiants et lycéens restés trop longtemps à attendre la décision de l’ALN a attiré l’attention des soldats français; vers trois heures de l’après-midi, ils se sont retrouvés encerclés par une quinzaine d’hélicoptères «Sikorsky».<br />
Si Zoubir a donné l’ordre aux étudiants sans armes de sortir des refuges, de se replier en remontant l’oued. Lui seul a commencé l’accrochage en mitraillant les hélicoptères pour les empêcher de se poser et couvrir de la sorte de repli des étudiants; le feu était nourri, le combat était inégal. Si Zoubir a été mortellement atteint d’une balle de mitrailleuse 12/7, et les parachutistes français se sont acharnés sur les étudiants désarmés. Si Zoubir est mort chahid le 22 février 1957 ainsi que vingt-sept étudiants dont une lycéenne. «Allah yarham echouhada».<br />
Aujourd’hui, combien sont-ils nos adolescents à connaître le nom du chahid Bouras Mohamed d’El Affroun, mort à l’âge de 17 ans dans la bataille de Tamesguida le 22 mars 1957, où le commando Si Zoubir a anéanti les paras de Bigeard, des éléments d’élite d’Indochine et expérimentés en guérilla? Ce commando qui était dirigé par le lieutenant Guillaume, qui n’était autre que le fils du général Guillaume, résidant du Maroc, était formé de 58 soldats français volontaires, à qui le colonel Bigeard avait promis des promotions de grade. Sa mission était de faire une opération servant à démontrer à une délégation de sénateurs américains et français que la région de Blida était pacifiée et que seuls quelques rebelles communistes subsistaient encore. Après la violente bataille qui a duré du matin jusqu’au soir, la troupe de Guillaume était décimée, et Si Zoubir ainsi que les 27 étudiants tués quelques jours auparavant ont été ainsi vengés. La population française de Blida, la ville des Roses, était en deuil; leurs paras volontaires n’étaient pas revenus; ils avaient été abattus par notre commando, le commando Si Zoubir sous le commandement de Si Moussa Kellouaz.<br />
Aujourd’hui, qui de nos enfants connaît le nom du chahid Benmira Tayeb de Theniet El Had dit El Istiklal, tombé au champ d’honneur le 26 avril 1957 dans la bataille de Sidi Mohand Aklouche dans la région de Cherchell? C’était un vendredi, 27e jour de Sidna Ramadhan, Leïlet El Kadr, lui qui, la veille, disait qu’il allait être chahid dans la bataille du lendemain et nous devancer au paradis Djenet El Ferdous. Notre frère El Istiklal a été touché par une roquette au ventre. Grièvement blessé, il était heureux et radieux de mourir pour l’Algérie. Ses derniers mots ont été: «Prenez mon arme, transmettez mon salut à mes compagnons et si un jour vous êtes de passage au douar Lira passez le bonjour à ma famille et embrassez ma fille, et maintenant laissez-moi mourir, partez vite, partez vite!» El Istiklal, nous sommait de partir car il savait que les troupes françaises nous poursuivaient. Au cours de ce combat, nous avons perdu notre compagnon El Istiklal et nous avons eu deux blessés; l’ennemi a subi de lourdes pertes qui s’élevaient à plus de 64 morts et des centaines de blessés et nous avons abattu deux avions (T6-Morane).<br />
Beaucoup de mes compagnons de lutte sont morts au champ d’honneur. Je voudrais que leurs noms restent gravés dans les mémoires, qu’ils ne soient jamais oubliés. Je voudrais que leurs proches, leurs parents, leurs enfants, leurs douars et villages, sachent combien ils ont été courageux, braves, bons, valeureux, généreux, héroïques et loyaux envers leur patrie, pleins d’une foi inébranlable en une Algérie libre débarrassée du joug colonialiste et de l’injustice.<br />
Je voudrais que ne disparaissent pas des mémoires de nos enfants les chouhadas: Takarli Slimane et Si Mahfoud de Khemis El Khechna, tombés au champ d’honneur le 4 mai 1957 dans un accrochage de Zaccar contre le 29e BTA (Bataillon de tirailleurs algériens). Ils sont morts alors qu’ils s’apprêtaient à prendre position sur la crête, quand soudain éclataient des coups de feu: l’ennemi tirait sur notre premier groupe, les voltigeurs français nous avaient devancés. Takarli Slimane et Si Mahfoud ont été tués par la même rafale de mitrailleuse. Ce jour-là, nous étions 35 moudjahidine contre 850 soldats français; nous en avions tué et blessé un grand nombre et fait un prisonnier. Les chouhada Cherfaoui Ahmed de Cherchell et Ahmed Abbas de Mouzaïa, sont morts dans la bataille de Sidi Semiane, le 20 mai 1957. Pendant toute la durée de l’accrochage, alors que l’ennemi, sachant qu’on était dans la forêt, y a mis le feu pour nous brûler, les «youyous» de joie et d’encouragement des femmes, et les cris des hommes «Allah yansorkoum ya el moudjahdine» nous parvenaient de partout; nous nous en sommes sortis miraculeusement en infligeant de lourdes pertes à l’ennemi. A la fin de la bataille, l’armée française avait tout brûlé; la population accourut vers nous avec des bols de lait et de la nourriture, faisant fi de leurs maisons qui brûlaient! Je voudrais que nos enfants sachent combien notre peuple et nos chouhada ont été superbes. Noufi Abdelhak, mort dans la grande embuscade de Lala Ouda Damous le 28 février 1957. L’embuscade a été montée par la section de Si Noufi et le bataillon de commando de la Wilaya IV sous le commandement de Si Slimane et Si Yahia contre un nombre impressionnant de soldats français. Cette embuscade menée avec brio par les moudjahidine était un véritable succès.<br />
Plusieurs dizaines de véhicules et de camions ont été détruits; un important arsenal d’armes automatiques a été récupéré; un avion abattu et des centaines de soldats français tués. Si Noufi est mort ce jour du 22 février 1957 en essayant de s’emparer d’une mitrailleuse 12/7 qui, habituellement, était juste boulonnée comme c’était le cas des mitrailleuses héroïquement récupérées le 9 janvier 1957 lors de la bataille de Tizi Franco menée par Si Hamdane et Si Zoubir. Mais celle-ci était soudée et difficile à démonter. Si Noufi a été atteint par une balle tirée du seul half-track qui avait échappé à l’embuscade, car il était resté en retrait. Mon compagnon Brakni Braham, la perle de l’USM Blida- du commando de la zone 2 de la Wilaya IV sous le commandement de Si Ali Bendifallah de Cherchell est mort au champ d’honneur en faisant l’assaut pour récupérer un fusil mitrailleur lors d’un grand accrochage dans le douar de Brakni près de Cherchell. Il le voulait ce fusil, coûte que coûte, parce que, quelques jours auparavant, en quittant notre commando, il avait laissé son arme. C’était la coutume. Armé d’un petit 6.35, il était déterminé à récupérer ce fusil mitrailleur. Cet assaut lui a été fatal. «Allah yerham echouhada».</p>
<p>Pour l’amour de l’Algérie<br />
Sans oublier mes autres compagnons et tant d’autres moudjahidine qui sont morts pour l’amour de l’Algérie. Je salue les parents de nos glorieux et valeureux chouhada. Je souhaite, au risque de me répéter, que leurs noms soient à jamais gravés dans les mémoires de notre peuple et plus particulièrement de tous ces enfants qui répètent avec fierté: «One, two, three, viva l’Algérie». Car si l’Algérie est vivante, c’est précisément grâce au sacrifice de ces chouhada, dont il faut évoquer la mémoire comme:<br />
- Le commandant El Baghdadi de son vrai nom Allili Ahmed de Boufarik;<br />
- Si Moussa de son vrai nom Kellouaz Moussa de Bourached;<br />
- M’barek Ahmed dit Zendari; Kelassi Ahmed; Chamouni Abdelkader;<br />
- Beskri Fatiha dite Yamina de Aïn Defla.<br />
Mes compagnons chouhada de Hadjout ex-Marengo:<br />
- Les frères Hocine Ali, Noureddine, Zoubir et leur père,<br />
- Rekaïzi Mohamed dit Dahdouh,<br />
- Doudou Mohand-Saïd dit Lyès<br />
- Fetaka Ali,<br />
- Alouane Mohamed,<br />
- Gendouz Abdelkader,<br />
- Abdesslam Akha et tant d’autres&#8230;<br />
Il convient d’évoquer également la mémoire de:<br />
- Khodja Brahim,<br />
- Barsali Athmane et Zouragui Zoubir de Blida,<br />
- Mouaz M’hamed dit Billel de Koléa,<br />
- Si Maâmar Maâmar de Oued Djer,<br />
- Sahnoun Adderrahmane d’El Biar,<br />
- Naciba Malki dite Chafika d’El Biar. Et tant d’autres.<br />
«Allah yerham echouhada».<br />
J’espère que par cette lettre et par les récits que j’ai relatés des combats des unités de l’ALN en Wilaya IV, j’ai pu, à mon modeste niveau, apporter une contribution à la construction et à l’entretien d’une mémoire nationale, passage obligé pour une saine écriture de l’histoire. N’étant pas historien, ni écrivain, ma seule ambition est celle d’un témoin habilité et légitime pour attester des sacrifices du peuple et de la grandeur d’une Révolution. Du reste, en exerçant et en assurant cette mission de témoin, je ne fais que souscrire à un devoir, celui résultant du serment donné à nos compagnons d’armes et à nos chouhada. Mais aujourd’hui, plus que jamais, seul un enseignement objectif de l’histoire de notre pays et du combat libérateur de notre peuple contribuera à maintenir vivace la mémoire de nos martyrs qui ont donné leur vie pour que l’Algérie vive libre, indépendante, juste, fraternelle et unie.<br />
Gloire à nos martyrs!</p>
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		<title>Mohamed Mechati : Le parcours d&#8217;un militant de la Révolution ou la contribution à l&#8217;écriture de l&#8217;histoire de l&#8217;Algérie</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Feb 2010 13:00:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>oreda88</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoire révolution biographie]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>ALGER &#8211; Le livre de Mohamed Mechati, un des membres historiques qui ont déclenché la Révolution du 1er novembre 1954 est perçu comme un des rares ouvrages qui renferment une partie très importante de l&#8217;histoire de l&#8217;Algérie. C&#8217;est l&#8217;historien algérien, Daho Djerbal qui a recueilli les témoignages de Mechati et les a mis en forme, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-4857" title="mohamed_mechati" src="http://www.algerie-defense.com/wp-content/uploads/2010/02/mohamed_mechati.jpg" alt="mohamed_mechati" width="137" height="141" />ALGER &#8211; <strong>Le livre de Mohamed Mechati, un des membres historiques qui ont déclenché la Révolution du 1er novembre 1954 est perçu comme un des rares ouvrages qui renferment une partie très importante de l&#8217;histoire de l&#8217;Algérie.</strong> C&#8217;est l&#8217;historien algérien, Daho Djerbal qui a recueilli les témoignages de Mechati et les a mis en forme, un travail, selon l&#8217;historien, qui a duré de 2000 à 2009, qualifiant le militant d&#8217;&nbsp;&raquo;un des acteurs de l&#8217;histoire et du mouvement national algérien&nbsp;&raquo;, qui raconte dans son livre &laquo;&nbsp;les périodes et les conditions très difficiles&nbsp;&raquo; avant et pendant la lutte de libération nationale. L&#8217;historien, qui faisait le modérateur lors de la présentation du livre, édité par Chihab, a indiqué que le livre renferme des aspects de la Révolution connus et d&#8217;autres moins connus du grand public.</p>
<p>Dans ce livre, Mechati a tenu à éclairer le lecteur et le grand public, en général, sur le nombre des &laquo;&nbsp;Historiques&nbsp;&raquo; qui se sont réunis cet été 1954, à Clos Salembier (El Madania), au domicile de feu Lyès Derriche, et qui étaient 21 et non pas 22, affirme-t-il, relevant que Hadj Ben Alla évoqué par certains n&#8217;a pas pu y participer.</p>
<p><span id="more-4855"></span></p>
<p> </p>
<p>Il a également affirmé que le propriétaire de la maison, où s&#8217;est déroulée la réunion, &laquo;&nbsp;n&#8217;a à aucun moment assisté aux débats&nbsp;&raquo;, soulignant cependant que Derriche, par le fait d&#8217;avoir mis son domicile à la disposition des militants, &laquo;&nbsp;avait mis en péril sa vie et celle de sa famille&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Mechati a également fait savoir que, dans son livre, il rejoint ceux qui ont reproché à Mohamed Boudiaf et ses camarades d&#8217;avoir décidé de déclencher l&#8217;action armée sans faire participer beaucoup de membres de l&#8217;état-major du MTLD (Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques), en citant notamment Abderrahmane Gharras, un des adjoints de Boudiaf ou encore Lahoual Hocine, qui était secrétaire général du parti et après un des fondateurs du Comité révolutionnaire de l&#8217;unité et de l&#8217;action (CRUA).</p>
<p>Pour Mechati, Gharras avait même demandé à Boudiaf de tenir une seconde réunion en présence de tous les membres de l&#8217;état-major du MTLD, mais ce dernier ne l&#8217;a pas écouté, comme il n&#8217;a pas écouté les compagnons de lutte, selon l&#8217;auteur, qui avaient craint que le groupe des 21 soit taxé de régionaliste, du fait que 16 membres du groupe étaient originaires de Constantine, alors que 4 seulement étaient d&#8217;Alger et un seul d&#8217;Oran.</p>
<p>Autre reproche de Mechati, le fait d&#8217;avoir nommé des chefs de régions non-originaires de ces régions, en citant le cas de Rabah Bitat, nommé à Alger alors qu&#8217;il était de Constantine et de Didouche Mourad qui dirigeait le Constantinois alors qu&#8217;il était issu d&#8217;Alger.</p>
<p>Pour Mechati, il n&#8217;y a que les personnes nées et ayant vécu dans une ville donnée qui peuvent les connaître et, par conséquent, savoir mener des actions militaires efficaces sans risque, du fait qu&#8217;elles ont des entourages favorables, notamment familiales, qui les protégeraient et les aideraient. Il a cité l&#8217;exemple de Yacef Saâdi, qui a dirigé des actions &laquo;&nbsp;spectaculaires&nbsp;&raquo; à Alger car, a-t-il dit, &laquo;&nbsp;il était un fils de la Casbah d&#8217;Alger&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Mechati a également critiqué le Parti communiste algérien, accusé d&#8217;avoir été opposé au mouvement national, d&#8217;être un &laquo;&nbsp;appendice du Parti communiste français&nbsp;&raquo;, lequel était dirigé depuis Moscou. Il a aussi dénoncé les pratiques du MNA de Messali El-Hadj, accusé d&#8217;avoir &laquo;&nbsp;tenté de casser par les armes l&#8217;élan de la Révolution à l&#8217;intérieur comme en France&nbsp;&raquo;, expliquant que &laquo;&nbsp;toutes les tentatives des dirigeants de la Révolution de faire rallier le fondateur de l&#8217;Etoile nord-africaine (ENA) au FLN, y compris en lui proposant le poste de dirigeant suprême ont été vaines&nbsp;&raquo;.</p>
<p>L&#8217;historien Djerbal a expliqué, en revanche, que &laquo;&nbsp;beaucoup de militants communistes et messalistes ont rejoint individuellement le FLN, dirigé des opérations armées et beaucoup d&#8217;entre eux sont tombés au champ d&#8217;honneur, guillotinés ou emprisonnés&nbsp;&raquo;, ce que Mechati a approuvé.</p>
<p>L&#8217;auteur a, par ailleurs, réservé un chapitre à la vie et aux sacrifices des militants dans la clandestinité, un autre à la naissance de la Fédération de France du FLN, dans un contexte marqué en France par la prééminence des militants du MNA (Mouvement national algérien) et un troisième aux événements du 8 mai</p>
<p>1945, se souvenant que &laquo;&nbsp;beaucoup de libérateurs de la France du Nazisme ont été choqués en apprenant ces massacres et ont commencé à militer pour l&#8217;indépendance nationale&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Mohamed Mechati est né le 21 mars 1921 à Constantine. Il prit part à la Seconde Guerre mondiale. Démobilisé en 1945, il intègre le Parti du peuple algérien (PPA), à l&#8217;Organisation spéciale (OS), au (MTLD) et au CRUA. Il était responsable d&#8217;une zone dans l&#8217;Algérois sous l&#8217;autorité de Mohamed Boudiaf, avant d&#8217;être muté dans le Sud-Ouest.</p>
<p>En France, où il était envoyé pour des soins pulmonaires, il participa à la création de la Fédération du FLN. &laquo;&nbsp;La majorité des responsables de l&#8217;OS avaient des problèmes pulmonaires et beaucoup ont été amputés d&#8217;une partie de leur poumon, selon l&#8217;historien Djerbal, à cause des conditions difficiles dans lesquelles ils vivaient notamment durant la clandestinité&nbsp;&raquo;.</p>
<p>APS</p>
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		<title>Les révélations de Zohra Drif : Disparition de Hassiba Ben Bouali, Ali La Pointe et P’tit Omar</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Feb 2010 06:25:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>oreda88</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p class="wp-caption-text">Zohra Drif </p>
<p>eldjazaircom.dz
Dans son témoignage, Zohra Drif revient sur l’atmosphère qui régnait à La Casbah, à la suite des réactions fulgurantes des éléments de l’ALN de ce quartier, après l’attentat criminel de la rue de Thèbes. « Vers la fin de l’année 1956, les autorités colonialistes avaient compris que l’organisation du FLN s’est adaptée [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_4808" class="wp-caption alignleft" style="width: 270px"><img class="size-full wp-image-4808" title="1-2-2010-10-01-06_8" src="http://www.algerie-defense.com/wp-content/uploads/2010/02/1-2-2010-10-01-06_8.gif" alt="Zohra Drif " width="260" height="187" /><p class="wp-caption-text">Zohra Drif </p></div>
<p>eldjazaircom.dz<br />
<strong>Dans son témoignage, Zohra Drif revient sur l’atmosphère qui régnait à La Casbah, à la suite des réactions fulgurantes des éléments de l’ALN de ce quartier, après l’attentat criminel de la rue de Thèbes.</strong> « Vers la fin de l’année 1956, les autorités colonialistes avaient compris que l’organisation du FLN s’est adaptée aux méthodes utilisées par les forces de sécurité françaises dans leur guerre contre la résistance », a-t-elle rappelé, précisant que durant cette période les autorités colonialistes avaient procédé à l’exécution des condamnés à mort. De l’autre côté, l’organisation – qui s’est avérée par la suite qu’elle avait été formée par la police française – passa à l’action en ciblant des civils. « Il était évident que le FLN réponde à ces actes criminels en adaptant sa stratégie à la nouvelle donne du terrain», souligne-t-elle. Elle relève que c’est à partir de ce moment que le FLN avait décidé de mettre sur pied des ateliers pour la fabrication de bombes, pour déplacer la guerre dans les quartiers français, car, a-t-elle expliqué, depuis 1954, il n’y avait que les Algériens qui subissaient cette guerre dans leurs quartiers, au moment où les Européens vivaient paisiblement dans leurs cités, loin des feux de cette guerre.</p>
<p><span id="more-4807"></span></p>
<p>« C’est dans ces conditions que le FLN avait pris la décision de leur faire goûter un peu de ce qui se passait dans les quartiers musulmans, notamment à La Casbah et dans les quartiers limitrophes», se rappelle-t-elle, mettant l’accent sur les disparus de la Bataille d’Alger, un autre pan de l’histoire tragique du mouvement pour l’indépendance qui reste à élucider. L’armée coloniale ayant mis sa terrible machine de répression en branle, avec des pouvoirs spéciaux confiés à la soldatesque de la colonisation, les arrestations sommaires sont devenues systématiques, raconte Zohra Drif, reconnaissant, néanmoins, que lorsque le FLN avait décidé de jeter la Révolution dans la rue, « c’est le monde entier qui a pris conscience que les événements d’Algérie étaient une véritable bataille de tout un peuple qui cherchait à s’affranchir du joug du colonialisme ». C’est dans ces conditions que la répression a été menée, à tel point que les soldats français procédaient à l’arrestation de tout Algérien se trouvant à leur portée, dans l’espoir de lui soutirer, sous la torture, des renseignements sur l’organisation du FLN à Alger, et de les orienter vers quelques têtes de la Révolution. Ces arrestations, selon Mme Bitat, ont duré plusieurs mois. De janvier 1957 à septembre de la même année, La Casbah a été soumise à une sanglante répression. Le colonel Godard, se rappelle Zohra Drif, était le responsable des services de renseignement. « Il s’est rendu compte, lors de cette campagne d’arrestations et de torture, que c’est le peuple qui fait la force de l’ennemi qui lui tenait tête », précise-t-elle, soulignant qu’à partir de ce moment ce colonel avait décidé de recourir à d’autres moyens plus sournois pour tuer la Révolution. Un agent de liaison de l’organisation, appelé Guendrich, connu sous le pseudonyme de Hassen, avait ainsi été arrêté et « retourné » sous la torture.<br />
Il avait dénoncé au départ ses chefs immédiats, à savoir Othmène dit Ramel et Debbih Cherif dit Mourad, puisqu’il était leur collaborateur et était informé sur l’organisation. Il ressort clairement qu’à partir de cette arrestation, les services du colonel Godard commençaient à voir plus clair dans le cloisonnement imposé dans l’organisation, à tel point que c’étaient les renseignements fournis par Guendrich qui avaient permis l’arrestation de Debbih Cherif et Othmène, puis de Zohra Drif en compagnie de Yacef, le responsable militaire de l’organisation à Alger. C’est à partir de là que le récit de Zohra Drif devient plus pertinent, en resituant les faits. Selon elle, il est clair que Yacef, qui ignorait l’arrestation de Guendrich et son retournement par les services de renseignement, travaillait directement, sans le savoir, avec le colonel Godard. Après la mort de Debbih et Ramel, a la suite des renseignements fournis par Guendrich, Yacef contacte les collaborateurs des deux martyrs, dont Guendrich, sans savoir à ce moment qu’il prenait attache en réalité avec Godard. « Je me rappelle bien qu’après la reprise des contacts avec Guendrich, après la mort de Debbih et Ramel, Guendrich avait envoyé une lettre dans laquelle il avait exprimé son profond regret devant cette énorme perte, mentionnant sa décision de changer son pseudonyme pour celui de Safy. » Guendrich était en contact avec Godard, ce qui lui a facilité la découverte de la cache de Yacef avant son arrestation en compagnie de Drif, au domicile de Fatiha Bouhired. « C’était pour nous un lieu de repli que nous n’utilisions qu’en cas d’urgence, se souvient Mme Bitat. Dans la maison faisant face à celle de Fatiha Bouhired, il y avait Ali La Pointe, Hassiba, P’tit Omar».Mme Bitat a situé cet évènement dans l’étape la plus difficile que traversait l’organisation, de par la pression qu’exerçait l’armée coloniale sur La Casbah. « C’était une époque où peu de gens acceptaient d’héberger des membres de l’organisation et c’est pour cela que le domicile de Fatiha Bouhired était notre dernier recours.» Elle révélera qu’avant son arrestation en compagnie de Yacef, ce dernier avait chargé Hadj Smail de remettre un message aux dirigeants de la Révolution en Tunisie, pour leur faire part de la réalité du terrain à Alger et la répression qui sévissait à La Casbah. « Hadj Smaïl, révèle Mme Bitat, a été intercepté dès sa sortie de notre refuge et notre arrestation s’en est suivie durant la même nuit. Nous avions été conduits au bureau de Godard où nous avons constaté que la plupart des chefs de l’organisation ont été arrêtés», raconte-t-elle. Un mois après cet évènement, le responsable des services de renseignement des forces de la répression colonialiste est venu leur annoncer la localisation de la cache de Ali, Hassiba et P’tit Omar. C’était Guendrich qui l’avait renseigné, précise-t-elle. « C’était comme si le ciel nous tombait sur la tête. » Et de crier à la face de ceux qui voulaient faire endosser la responsabilité de la disparition des trois martyrs à Yacef Saâdi, que «c’était bien Guendrich qui avait donné la cache de Hassiba, Ali et P’tit Omar ». «Tout cela figure dans les archives françaises », a-t-elle encore souligné. Mme Bitat se souvient du jour où la petite Hassiba, à peine âgée de 17 ans, s’était rendue à La Casbah pour rejoindre son groupe, composé de Djamila Bouhired et Samia Lakhdari. Elle est venue vers nous car Hassiba était recherchée par les forces de répression colonialistes. Il était question, raconte Zohra Drif, que Hassiba monte au maquis, mais les évènements ont fait qu’elle est restée à La Casbah jusqu’à sa disparition en octobre 1957 ■</p>
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		<title>5e Semaine anticoloniale à Paris : La reconnaissance des crimes du colonialisme doit être une exigence des députés et des sénateurs français</title>
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		<pubDate>Sun, 14 Feb 2010 10:28:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>oreda88</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoire révolution biographie]]></category>

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		<description><![CDATA[<p class="wp-caption-text">D.R APS</p>
<p>Les organisateurs de la 5e édition de la Semaine anticoloniale,  prévue à Paris du 10 au 23 février, ont estimé que &#171;&#160;la reconnaissance des crimes  du colonialisme français et de la complicité de l&#8217;Etat (français) dans de nombreuses  affaires depuis 1962 doit être une exigence non seulement des élus algériens  mais aussi des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_4750" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><img class="size-medium wp-image-4750" title="nucleaire_611509883" src="http://www.algerie-defense.com/wp-content/uploads/2010/02/nucleaire_611509883-300x237.jpg" alt="D.R  APS" width="300" height="237" /><p class="wp-caption-text">D.R APS</p></div>
<p><strong>Les organisateurs de la 5e édition de la Semaine anticoloniale,  prévue à Paris du 10 au 23 février, ont estimé que &laquo;&nbsp;la reconnaissance des crimes  du colonialisme français et de la complicité de l&#8217;Etat (français) dans de nombreuses  affaires depuis 1962 doit être une exigence non seulement des élus algériens  mais aussi des députés et des sénateurs français&nbsp;&raquo;.</strong>  Réagissant à la proposition d’un projet de loi criminalisant le colonialisme,  présenté par des membres de l’Assemblée populaire nationale (APN), les organisateurs  de cette semaine de mobilisation et de dénonciation du colonialisme ont souligné,  samedi dans un communiqué, que &laquo;&nbsp;le débat ne doit pas choquer&nbsp;&raquo; et que &laquo;&nbsp;la reconnaissance  des crimes du colonialisme français et de la complicité de l&#8217;Etat dans de nombreuses  affaires depuis 1962 doit être une exigence non seulement des élus algériens  mais aussi des députés et des sénateurs français&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Près de 50 ans après la fin de la guerre d’Algérie, le trou de mémoire  colonial et le déni de réalité sont encore là. Depuis le début du XIXe siècle,  le mythe de la colonisation positive a permis à des générations de politiciens,  se disant par ailleurs défenseurs des droits de l’homme, de justifier au nom  de +la grandeur de la France+ la colonisation, le pillage et l’exploitation  d’autres peuples&nbsp;&raquo;, estime-t-on dans ce communiqué.</p>
<p><span id="more-4749"></span></p>
<p>&laquo;&nbsp;Aujourd’hui encore, la majeure partie de la droite française se reconnaît  encore dans ce +mythe de la colonisation positive+ comme le montre le déni de  mémoire et le vote le 23 février de la loi sur +l’apport positif+ de la colonisation&nbsp;&raquo;,  soulignent encore les organisateurs de cette semaine qui rappellent que parmi  les moments forts de cette manifestation figure une rencontre-débat sur le  thème &laquo;&nbsp;Identité nationale, identité coloniale ?&nbsp;&raquo; animée notamment par l’ex-juge  et député européenne Joly et les historiens Gilles Manceron et Oliver Lecour  Grandmaison.<br />
EL MOUDJAHID</p>
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		<title>L’élimination du sous-préfet Achiary, ou le récit d’une expédition manquée</title>
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		<pubDate>Sun, 14 Feb 2010 10:25:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>oreda88</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoire révolution biographie]]></category>

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		<description><![CDATA[<p class="wp-caption-text">Yacef Saâdi EM APS</p>
<p>Dans ce présent récit, Yacef Saâdi, chef historique de la Zone autonome d’Alger, durant la lutte de Libération nationale, raconte la tentative manquée de la mise hors d’état de nuire d’André Achiary, ex-sous-préfet et tueur du Nord-Constantinois durant les massacres tragiques du  8 mai 1945. Affidé notoire des ténébreuses organisations souterraines [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_4747" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><img class="size-medium wp-image-4747" title="Yacef_Sa__di_544155733" src="http://www.algerie-defense.com/wp-content/uploads/2010/02/Yacef_Sa__di_544155733-300x237.jpg" alt="Yacef Saâdi EM APS" width="300" height="237" /><p class="wp-caption-text">Yacef Saâdi EM APS</p></div>
<p><strong>Dans ce présent récit, Yacef Saâdi, chef historique de la Zone autonome d’Alger, durant la lutte de Libération nationale, raconte la tentative manquée de la mise hors d’état de nuire d’André Achiary, ex-sous-préfet et tueur du Nord-Constantinois durant les massacres tragiques du  8 mai 1945.</strong> Affidé notoire des ténébreuses organisations souterraines ultra et pro-Algérie française, homme lige de Jacques Soustelle, cocaïnomane invétéré, sa liquidation devenait impérative. Il fallait l’atteindre et mettre un terme à ses tristes besognes.</p>
<p>Achiary, l&#8217;ancien sous-préfet de Guelma pendant le massacre du Nord-Constantinois par les troupes de la « France libre » , confondait à loisir le patriotisme et le mercenariat. En mars 1955, il avait joué un rôle décisif dans l&#8217;arrestation de Rabah Bitat. Au Maroc et en Tunisie, il s&#8217;était distingué comme agent de subversion de la « Main rouge » là, où il y avait du sang, souvent innocent,  à faire couler, il était présent.<br />
A l&#8217;appel de Jacques Soustelle, gouverneur général en Algérie, pendant la guerre de Libération, son ancien chef au B.C.R.A. , on le vit adopter une position presque officielle. Ses entrées au Palais d&#8217;été se multipliaient. Son nom était mêlé à toutes les organisations secrètes. (O. R. A. F.) Organisation de résistance de l&#8217;Algérie française, lui a offert d&#8217;exercer ses talents de professionnel au service d&#8217;un des plus dangereux syndicats du crime de la guerre d&#8217;Algérie.</p>
<p><span id="more-4746"></span><br />
Sa mise hors d&#8217;état de nuire devenait impérative, mais comment localiser un être aussi insaisissable ?<br />
Certes, nous disposions d&#8217;une masse d&#8217;indices sur ses activités souterraines, mais l&#8217;essentiel faisait défaut. La Révolution n&#8217;étant pas une science exacte, nous fîmes confiance au hasard.<br />
Lors de l&#8217;un de mes passages dans le refuge qu&#8217;a mis à ma disposition Mustapha Guematti, un coiffeur à la Casbah, ce dernier se plaignait de ce que son neveu Aziouez continua de se droguer, malgré les consignes du F.L.N. Il me pria de lui faire la morale. C&#8217;est lors d&#8217;une discussion particulièrement passionnante qu&#8217;il m&#8217;apprit qu&#8217;il se droguait.<br />
Pour éviter une dénonciation de sa part, je l&#8217;autorisais à prendre ses doses quotidiennes. Libérant son subconscient, il me dévoila ses relations avec Achiary.<br />
Ainsi donc Aziouez était client de l&#8217;ex-sous-préfet de Guelma. A vrai dire pas tout à fait. C&#8217;était même le contraire. Achiary, qui physiquement était bien délabré, s&#8217;approvisionnait chez lui.<br />
Aziouez était son pourvoyeur à domicile. Avec un zèle inimaginable chez un drogué, il s&#8217;acquitta scrupuleusement de sa mission. J&#8217;appris qu&#8217;Achiary et sa femme se défonçaient à la cocaïne et qu&#8217;il lui arrivait, lui, Aziouez, de faire partie du « voyage ».</p>
<p>L&#8217;attentat manqué<br />
Il faisait nuit, trois silhouettes escaladèrent la dernière murette séparant la vieille masure de la grande terrasse de la maison familiale au 3 de la rue des Abderrames. Ali la-Pointe, Omar Hamadi et Salah Bouhara s&#8217;y rendirent pour discuter un point inscrit à l&#8217;ordre du jour. Il s&#8217;agissait de l&#8217;exécution du tueur de Guelma, Achiary. La réunion fut vite terminée. Le lendemain matin on devait tous se retrouver dans le magasin de dégraissage de Bentelha, rue Rovigo. Pour la circonstance, le propriétaire mit à notre disposition toute “sa garde-robe”. Chacun choisit un complet-veston et une cravate assortie du meilleur goût. La métamorphose était totale. Salah endossa ma veste, car dans le lot il n&#8217;en trouva pas une qui lui seyait.<br />
Tous les trois prirent ensuite place dans une voiture pas trop délabrée. Toutes ces précautions étaient destinées à donner le change aux habitants du quartier huppé du Télemly où était domicilié Achiary.<br />
A leur arrivée, Ladour, le chauffeur, que le chef de la région II a présenté comme adjoint, gara le véhicule à proximité du parc Mont-Riant. Les trois hommes en descendirent pour aller échanger leurs consignes dans le creux d&#8217;un étroit escalier reliant le boulevard du Télemly à l&#8217;intersection formée par le boulevard Saint-Saëns et l&#8217;avenue Claude-Debussy. C&#8217;est à cet endroit que Bouhara devait installer son poste de guet et intervenir en cas de complications.<br />
D&#8217;un pas assuré,  Ali la-Pointe et Omar Hamadi se dirigèrent vers l&#8217;immeuble d&#8217;Achiary et empruntèrent les escaliers jusqu&#8217;au troisième étage. Hamadi appuya sur le timbre de la porte sur laquelle était inscrit le nom de la cible. Ils attendirent quelques instants, puis la porte s&#8217;entrouvrit légèrement, la moitié du visage d&#8217;une femme de chambre, une musulmane, apparut dans la pénombre. La porte était restée coincée par le cran de sûreté. On lui demanda si Monsieur Achiary se trouvait chez lui. Elle répondit par la négative avançant qu&#8217;il ne rentrerait pas avant le déjeuner. Etait-il vraiment absent ? Supputèrent Ali et Omar. L&#8217;air naturel de la soubrette n&#8217;indiquait pas qu&#8217;elle jouait la comédie.<br />
Rien, également, dans le comportement des deux hommes ne pouvait laisser deviner leur intention. Ils étaient munis d&#8217;un beau bouquet de fleurs et d&#8217;une boîte de pâtisserie enrubannée, contenant, en réalité, un couteau de boucher acheté, le matin même, par Hamadi dans la quartier des Trois Horloges à Bab-El-Oued. Côté précautions, aucune faille ! D&#8217;autant qu&#8217;Achiary était habitué à voir défiler chez lui toutes sortes d&#8217;individus.<br />
Moins d&#8217;une minute après, Mme Achiary apparut, à son tour, dans le minuscule entrebâillement de la porte.<br />
Hamadi renouvela sa démarche en soulignant que son ami et lui ne désiraient que faire une visite de courtoisie au maître de maison.<br />
Nous sommes envoyés par Aziouez, un ami de M. Achiary. Vous n&#8217;avez vraiment pas de chance, répondit la dame avec une pointe de lassitude. Bien sûr qu&#8217;elle connaissait Aziouez pour avoir si souvent goûté au chanvre indien et à la cocaïne qu&#8217;il leur founissait.<br />
- Mon mari est sorti, il y a à peine une demi-heure, ajouta-telle.<br />
- Mais quand reviendra-t-il Madame ?<br />
- Probablement aux environs de treize heures.<br />
- Eh bien, merci Madame, nous essaierons de revenir cet après-midi.<br />
- Avez-vous un message à lui transmettre ?<br />
- Non Madame ! Pas précisément. Merci encore&#8230; Au revoir.<br />
La porte se referma derrière eux. Visiblement contrariés, ils dégringolèrent les trois étages.<br />
Le mieux, c&#8217;est encore de retourner chez Bentelha, suggéra l&#8217;un d&#8217;eux. Mais en cours de route ils changèrent d&#8217;avis.<br />
Finalement, en fin de matinée, je les retrouvais à leur point de départ dans la masure du 3, rue des Abderrames. Leur compte rendu n&#8217;était pas brillant.<br />
C&#8217;était le mois de carême et tout le monde paraissait épuisé par le jeûne. Leurs mines contrariées et le retour bredouille accentuaient davantage leur fatigue.<br />
Ali, lève-toi. Tu sais bien que je monte au maquis, ce soir, il est temps d&#8217;en finir. Ali retint son camarade par le bras. Ecoute, il vaut peut-être mieux lui en parler. Sage initiative. Je leur recommandai de ne rien tenter qui puisse les mettre dans une position intenable. Surtout pas de risques inutiles. Nous aurons tout notre temps pour régler ce cas. Soyez vigilants ! A la moindre incertitude, décrochez !&#8230;<br />
Ils arrivèrent moins d&#8217;une demi-heure après au Télemly où les attendait Bouhara. Il leur annonça qu&#8217;Achiary n&#8217;a pas reparu.<br />
Cette indication fit intensément réfléchir Ali qui suggéra d&#8217;abandonner l&#8217;affaire. Mais Hamadi tenait tant à s&#8217;acquitter de sa mission. Khodja s&#8217;y opposa en proposant carrément d&#8217;investir l&#8217;appartement de l&#8217;ancien sous-préfet.  Il fait peut-être le mort à l&#8217;intérieur pendant que nous nous épuisons en palabres ici, argumentait-il.<br />
 Ali resta sourd à cette suggestion. Finalement, ils adoptèrent un plan d&#8217;urgence, qui consistait à attendre qu&#8217;Achiary pointa son nez. L&#8217;attente fut longue. Vers treize heures quarante, Ali dit enfin : Omar ! Si nous laissions tomber ? Je sens que c&#8217;est un jour de guigne. Mais son coéquipier ne voulait rien entendre.<br />
Dix minutes passèrent, puis, comme l&#8217;orage qui éclate, des vrombissements de moteurs envahirent le boulevard. L&#8217;armada policière se dirigea tout droit sur eux dans une espèce de cul-de-sac. Les canons de mitraillettes s&#8217;approchaient à vive allure.<br />
Avec une rapidité déconcertante Ali dégaina ses deux pistolets et commença à tirer sur les envahisseurs. Par réflexe, ceux-ci se jetèrent à plat ventre. Profitant du désarroi, il réussit à se dégager du guêpier. En zigzaguant, il courut jusqu&#8217;au véhicule. Le feu épousait le creux de ses flancs. Les balles étaient drues. Il était indemne. Le chauffeur qui attendait au même endroit s&#8217;avéra un virtuose du volant. La poursuite à travers les rues fut mouvementée. Les coups de feu ne se turent que lorsqu&#8217;il réussit à semer ses poursuivants. Bouhara, qui était resté légèrement en retrait, regagna discrètement les ruelles voisines. Hamadi, en revanche, gisait par terre le front ensanglanté. Dans la confusion, il s&#8217;était entremêlé les jambes et était tombé dans les escaliers. Il n&#8217;eut pas de chance. Il ne retournera pas au maquis.<br />
En fait, l&#8217;échec de l&#8217;expédition était perceptible dès la tentative du matin. Achiary qui se doutait bien que le commando ne connaissait pas Aziouez, de l&#8217;intérieur de son domicile, a tout organisé pour les surprendre en cas de nouvelle tentative. Le cran de sûreté accroché à la porte aurait dû leur révéler que quelque chose ne tournait pas rond.<br />
Enfin, comme l&#8217;a dit Ali à Omar c&#8217;était « un jour de guigne.»<br />
Y.  S. EM APS EL MOUDJAHID</p>
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		<title>D’anciens appelés français sur les hauteurs de la soummam : Ni haine ni amnésie</title>
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		<pubDate>Sun, 14 Feb 2010 10:20:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>oreda88</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoire révolution biographie]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Une délégation de l’Association des anciens appelés en Algérie contre la guerre (4ACG) se trouve à Béjaïa où elle a rencontré d’anciens moudjahidine et responsables de l’ALN. Voir des anciens moudjahidine et des anciens appelés de la guerre d’Algérie discutant tranquillement autour d’une table ou se recueillir sur des tombes de martyrs algériens de la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-4743" title="arton151170-aefe4" src="http://www.algerie-defense.com/wp-content/uploads/2010/02/arton151170-aefe4.jpg" alt="arton151170-aefe4" width="165" height="200" /><strong>Une délégation de l’Association des anciens appelés en Algérie contre la guerre (4ACG) se trouve à Béjaïa où elle a rencontré d’anciens moudjahidine et responsables de l’ALN.</strong> Voir des anciens moudjahidine et des anciens appelés de la guerre d’Algérie discutant tranquillement autour d’une table ou se recueillir sur des tombes de martyrs algériens de la guerre d’Indépendance est un geste porteur d’une charge symbolique assez forte au moment où les relations politiques entre la France et l’Algérie connaissent encore l’un de ces soubresauts liés à une histoire commune douloureuse.<br />
En effet, une délégation de l’Association des anciens appelés en Algérie contre la guerre (4ACG) se trouve depuis une semaine en Algérie où elle a rencontré d’anciens moudjahidine et d’anciens responsables de l’ALN. Hier, samedi, des membres de cette association, accompagnés de Djoudi Attoumi, ancien officier de l’ALN, se sont rendus dans le village de Tazla, à l’extrême sud de la wilaya de Béjaïa, pour faire le point sur les projets et les actions de développement lancés dans ce village. Et pour cause, l’Association des anciens appelés contribue financièrement à la réussite de plusieurs projets en Algérie, au Maroc et en Palestine, en reversant leur pension de retraite à des organismes qui œuvrent pour le développement durable et pour la protection et la promotion des agricultures paysannes.</p>
<p><span id="more-4742"></span></p>
<p>Pour rappel, l’4ACG est une association laïque et indépendante créée par quatre anciens appelés, Georges Treilhou, Rémi Serres, Michel Delsaux et Armand Vernhettes , qui ont décidé de reverser leur retraite de combattant à des populations qui souffrent de la guerre. Chaque année, ce sont près de 60 000 euros qui sont alloués pour soutenir des projets de développement, principalement dans les pays cités plus haut. « A cette époque, nous les gars du contingent, n’avions rien dit. Nous n’avions pas eu le courage de hurler notre désaccord au monde. Aujourd’hui, bien que percevant de modestes retraites, nous avons décidé de refuser pour nous-mêmes la retraite du combattant pour la reverser à des populations qui souffrent de la guerre et à des organismes qui œuvrent pour la paix. Ce que nous avons vu et vécu en Algérie, l’inutilité de ce conflit, la conscience de l’horreur de la guerre, le désir de transmettre cette mémoire aux jeunes générations nous poussent à cette démarche », écrivent les quatre fondateurs pour expliquer leur démarche.<br />
Hier à Tazla, Armand, Rémi et leurs compagnons ont eu l’occasion de voir exactement à quoi servait leurs pensions de retraite en évoquant avec le président de l’association locale les projets de gestion de l’eau, de production agricole, l’achat d’un microbus pour le transport scolaire, la gestion d’une boutique solidaire, etc. Après avoir été déserté pendant des années, le village est en train de renaître. De 3 enfants scolarisés, on est passé à 12 et le nombre de familles fixées dans ce petit hameau de montagne a grimpé de 6 à 18. Avec le concours de l’association Bede, qui s’occupe de biodiversité, de l’INRA, de l’association Area et le lancement dernièrement d’un PPDRI, le village revit. « Nous sommes très heureux de voir tous ces résultats. Bravo ! Vous faites des choses très concrètes et vous êtes un exemple même pour nous en France, en milieu rural », dira Armand.</p>
<p>Les autres membres se sont également dits très fiers d’être partenaires de cette renaissance. Arrivés en Algérie lundi passé, les membres de la délégation de l’4ACG ont eu l’occasion de rencontrer des anciens moudjahidine à Béjaïa avant d’accomplir un long périple qui les a menés sur des hauts lieux de la guerre d’Algérie, notamment à Ifri, au musée du Congrès de la Soummam, à l’ancien PC du général Challe et à l’endroit où est tombé le martyr Abderrahmane Mira. A Alger, ils ont également rencontré le colonel Hassan, de la Wilaya IV historique et la moudjahida Louisette Ighil Ahriz. A Tazla.</p>
<p>L’un des moments forts a été la visite du cimetière des martyrs du village. « La visite de ce cimetière est un moment douloureux pour nous quand on voit tous ces jeunes morts pour la liberté. La guerre est une monstruosité », dira Armand. Les autres membres témoigneront que les anciens moudjahidine qu’ils ont rencontrés les ont reçus avec beaucoup de respect et non pas comme des ennemis. « Je salue la fondation du colonel Hassan et le travail de mémoire qu’elle fait », dira Rémi, le doyen du groupe.</p>
<p>Djoudi Attoumi, de son côté, se dira très ravi de cette rencontre qui a permis à des gens qui se sont battus de se retrouver, de travailler à perpétuer la mémoire et surtout à se construire un avenir. Il parlera également de cette conférence donnée avec d’anciens combattants français dans un lycée de Montpellier devant 220 élèves. « Si vous avez un jour l’occasion de prendre une décision, vous qui êtes peut-être appelés à prendre des responsabilités à la tête de votre pays, surtout évitez la guerre », leur dira-t-il. Voilà résumé le message sur lequel les anciens combattants de chaque côté se sont entendu : la guerre est une monstruosité mais il est possible se retrouver pour se réconcilier et effacer les blessures tout en faisant le nécessaire travail de mémoire. Hier donc, contrairement aux politiques, ceux qui ont fait la guerre ont choisi de faire la paix<br />
<strong>Par Djamel Alilat el WATAN</strong></p>
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		<title>Elle veut regrouper les membres du FLN et de l&#8217;OAS : Une fondation française pour apaiser l&#8217;histoire ?</title>
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		<pubDate>Sat, 13 Feb 2010 18:26:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>oreda88</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoire révolution biographie]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>par M. Saâdoune Quotidien ORAN</p>
<p>Une «Fondation pour la mémoire» pour «apaiser» les relations entre Paris et Alger ? C&#8217;est ainsi que certains sites d&#8217;informations français présentent la création prochaine, en France, d&#8217;une Fondation pour la mémoire de la guerre d&#8217;Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie.</p>
<p>C&#8217;est le secrétaire d&#8217;Etat français à la Défense [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>par M. Saâdoune Quotidien ORAN</strong></p>
<p><strong>Une «Fondation pour la mémoire» pour «apaiser» les relations entre Paris et Alger ? C&#8217;est ainsi que certains sites d&#8217;informations français présentent la création prochaine, en France, d&#8217;une Fondation pour la mémoire de la guerre d&#8217;Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie.</strong></p>
<p>C&#8217;est le secrétaire d&#8217;Etat français à la Défense et aux anciens combattants, Hubert Falco, qui a orienté cette lecture en estimant que les « derniers évènements » &#8211; c&#8217;est-à-dire la proposition de loi criminalisant le colonialisme lancée par des députés algériens- « montrent qu&#8217;il est temps que tout cela se mette en place ». Le secrétaire d&#8217;Etat français a qualifié la proposition de loi des députés algériens de « particulièrement inquiétante et même outrancière ». En termes « d&#8217;apaisement », il faudra donc attendre encore. La Fondation que M. Falco présente comme « non partisane » ne serait pas chargée d&#8217;écrire l&#8217;histoire de la « guerre d&#8217;Algérie ». Elle sera le lieu « où chacun pourra venir déposer sa part de mémoire, sans exclusive ». Le responsable français note qu&#8217;il n&#8217;y a eu pour l&#8217;heure « aucun retour d&#8217;Algérie » et il dit espérer que « l&#8217;État algérien aidera à accomplir ce devoir de vérité dans un bon esprit ».</p>
<p><span id="more-4726"></span></p>
<p> Il est hautement improbable que l&#8217;Etat algérien accepte de participer à cette Fondation financée par l&#8217;Etat français (7,2 millions d&#8217;euros) et qui aura ses locaux aux Invalides, un haut lieu de la mémoire militaire française de la capitale française. La Fondation qui devrait être présidée par l&#8217;ancien président de la compagnie d&#8217;assurance française Axa, Claude Bébéar, qui « a lui-même fait la guerre d&#8217;Algérie » peut difficilement passer aux yeux des responsables algériens pour un espace historique œcuménique. Le fait que ladite fondation soit la traduction d&#8217;une disposition de la loi folklorique du 23 février 2005 dont un article appelait à la glorification des « aspects positifs du colonialisme » n&#8217;est pas pour la rendre plus attrayante. Au demeurant, hors de toute intervention politicienne, le travail des historiens, algériens et français, se déroule vaille que vaille et malgré toutes les difficultés, notamment en ce qui concerne l&#8217;ouverture des archives françaises.</p>
<p>Pas de «retour» d&#8217;Algérie         </p>
<p> La Fondation française pourrait, peut-être, intéresser les Marocains et les Tunisiens, en raison d&#8217;une histoire beaucoup moins sanglante, infiniment moins brutale. Pour les partis et organisations dites de la famille révolutionnaire qui réclament une reconnaissance des crimes coloniaux par l&#8217;Etat français, une participation algérienne serait, pour le moins, déplacée. Elle servirait d&#8217;alibi à ce qu&#8217;ils considèrent comme une négation des crimes coloniaux. Le fait que cette structure soit présentée comme une sorte de réponse à la proposition de loi criminalisant le colonialisme ne fera que conforter l&#8217;Etat algérien dans l&#8217;idée de ne donner aucun écho à cette approche très spécifiquement française.       Le récent débat français sur l&#8217;identité nationale orienté, malgré des dénégations qui prêtent à sourire, sur la stigmatisation des immigrés et des musulmans est révélateur d&#8217;un climat. Organisée par le gouvernement français, cette quête identitaire officielle indique que la position des élites de pouvoir actuelles sur les questions socio-historiques est celle d&#8217;un net recul. La partie française-cela a été clairement énoncé par le Président Nicolas Sarkozy-n&#8217;est pas prête à accomplir l&#8217;acte politique solennel de reconnaissance des méfaits de la colonisation attendu par Alger. La Fondation &#8211; à laquelle on peut pronostiquer sans grand risque de se fourvoyer que l&#8217;Algérie ne participera pas-servirait ainsi de dérivatif. Hubert Falco qui est maire de la ville de Toulon où les rapatriés d&#8217;Algérie forment une base électorale significative évoque une «fondation ouverte à tousanciens appelés et officiers, harkis, rapatriés, membres du FLN ou de l&#8217;OAS, et le sera aussi à l&#8217;Etat algérien ».</p>
<p>Qui se souvient de Reggane ?</p>
<p> Des membres du FLN causant «histoire» avec les gens de l&#8217;OAS voilà qui ne manquerait pas de piquant! On attend avec intérêt les thèmes des «causeries». Quel type de réaction cette étonnante suggestion pourrait-elle provoquer de ce côté-ci de la Méditerranée ? Le secrétaire d&#8217;Etat français croit voir dans cette fondation une « portée symbolique () comparable à celle de la poignée de mains entre le général de Gaulle et le chancelier Konrad Adenauer qui avait scellé la réconciliation franco-allemande en 1958 ». La comparaison est intéressante, bien que Konrad Adenauer n&#8217;ait, à aucun moment, nié les méfaits de la présence allemande en France et n&#8217;ait pas cherché à lui trouver le moindre aspect positif. Sur le fond, les Algériens n&#8217;ont même pas de commentaires à formuler sur une fondation française destinée à répondre à une catégorie composée de militaires, harkis, terroristes de l&#8217;OAS et autres nostalgériques. En réalité, ce dossier de l&#8217;histoire qui pèse en permanence sur les relations entre les deux Etats n&#8217;est pas prêt de connaître d&#8217;avancée. Les crispations ont, au contraire, tendance à nourrir les régressions, ainsi que l&#8217;a montré l&#8217;étrange et triste débat sur l&#8217;identité nationale en France. Il faut, en outre, noter que des personnalités algériennes estiment, également, qu&#8217;il n&#8217;est pas judicieux d&#8217;attendre ou d&#8217;exiger des excuses de la France mais qu&#8217;il serait opportun de mieux enseigner l&#8217;histoire et d&#8217;encourager la recherche historique et scientifique. Comme, par exemple, mesurer les conséquences des essais nucléaires français. Le 13 février 1960, il y a cinquante ans, jour pour jour, la première bombe atomique explosait près de Reggane dans le cadre de l&#8217;opération «Gerboise bleue». Trois autres essais nucléaires atmosphériques y ont eu lieu avant que les essais nucléaires français se déplacent du côté de Tamanrasset où 14 autres essais souterrains seront effectués.</p>
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		<title>Le fils de Mostefa Benloucif répond à Khaled Nezzar</title>
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		<pubDate>Sat, 13 Feb 2010 18:23:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>oreda88</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoire révolution biographie]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Quotidien ORAN/ par Abdeljalil, Fils De Mostefa BENLOUCIF Valeureux Moudjahid De L&#8217;aln</p>
<p>Vous devriez revisiter l&#8217;Histoire et la Géographie avant de vous appesantir sur des considérations nécrologiques pour faire passer le respect et le recueillement envers mon père, alors que vous n&#8217;en éprouvez pas une fibre.  </p>
<p>Et que «des oraisons et cérémonies louangeuses» furent exprimées en cette [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Quotidien ORAN/ par <strong>Abdeljalil, Fils De Mostefa BENLOUCIF Valeureux Moudjahid De L&#8217;aln</strong></p>
<p>Vous devriez revisiter l&#8217;Histoire et la Géographie avant de vous appesantir sur des considérations nécrologiques pour faire passer le respect et le recueillement envers mon père, alors que vous n&#8217;en éprouvez pas une fibre.  </p>
<p>Et que «des oraisons et cérémonies louangeuses» furent exprimées en cette circonstance tragique, ce n&#8217;est que justice, pas celle inique et unique dont vous fûtes le premier responsable à user et abuser dans les arcanes du ministère de la Défense nationale de l&#8217;époque.</p>
<p> Si le dilemme vous taraude tant l&#8217;esprit, si vous vous faites l&#8217;avocat  en fait un concentré de procureur, de juge et surtout de maître de l&#8217;ouvrage  des autorités toujours de l&#8217;époque, ce n&#8217;est pas tant pour étaler deux hypothèses, alors que vous avez, depuis longtemps, opté pour la seconde.</p>
<p><span id="more-4724"></span></p>
<p> Sous d&#8217;autres cieux, des responsables mêmes anciens et retraités auraient attendu que la phase de deuil se dissipe (40ème jour) pour verser leur fiel comme vous le faites, si tant est que la mémoire encore fraîche de mon défunt père et le recueillement ne doivent être souillés si tôt. Car, comment expliquer cette indécence à étaler vos états d&#8217;âme envers un «compagnon» comme vous le dites, alors que sa tombe n&#8217;est pas encore sèche ?</p>
<p> Après le procès intenté à feu mon père dans le cadre sordide d&#8217;un règlement de compte, vous revoilà sur la brèche, faisant à travers votre diatribe inassouvie, un procès d&#8217;intention celui-là, à une journaliste qui n&#8217;a fait que reprendre les confidences du Général-Major Mostefa Benloucif, de son vivant.</p>
<p> J&#8217;anticipe votre réaction. Polémiste pur et dur, non pas au sens culturel du terme car n&#8217;ayant ni l&#8217;art, ni la compétence, ni l&#8217;aptitude pour le faire, vous aimez être cité, lu et provoquer des discussions stériles au demeurant, quitte à faire dans la délation. Soyez rassuré : quelle que soit votre réponse que tous les lecteurs sauront attendre avec l&#8217;impatience qui est la vôtre, je ne ferai pas «appel» au réquisitoire, que vous vous préparez à rédiger une fois digérées les quelques vérités, qui ne peuvent que vous atteindre. Ceci pour le préambule.  </p>
<p>Le détail maintenant.  </p>
<p>Vous gardez toujours vos reflexes, ceux d&#8217;un homme acharné, aux abois et diffamant à tour de bras en gardant précieusement des documents classés «secret confidentiel» et «très secret» à votre niveau, alors qu&#8217;ils n&#8217;auraient jamais dû quitter le ministère de la Défense nationale. Comment donc en disposez-vous et pire, sans aucun respect pour le défunt, en tant que tels ? Plus extravagant, ces documents n&#8217;auraient jamais pu être déclassés, aujourd&#8217;hui, le secret défense n&#8217;étant pas arrivé à terme.</p>
<p>Je n&#8217;ai jamais douté que ces reproductions soient réelles à la seule et exceptionnelle remarque de taille : tout ce que le lecteur avisé a sous les yeux (texte et «documents») ont fait l&#8217;objet d&#8217;une décision de la justice militaire de l&#8217;époque que vous assimilez à tort à la justice tout court, pour en faire un amalgame patriotard sur ses décisions et l&#8217;exécution de celles-ci qui relèvent bien, dans le cadre de feu mon père, d&#8217;une machination lorsque vous aviez une mainmise totale sur le ministère de la Défense nationale. Mainmise qui vous permettait de faire, défaire et éliminer ceux qui, comme mon père, pouvaient et réussissaient à vous faire seulement de l&#8217;ombre ainsi qu&#8217;à celle ayant trait à vos ambitions démesurées.  </p>
<p>Vos éclaircissements parsemés de contre-vérités ne changeront rien à l&#8217;Histoire. Les fac-similés reproduits dans ce quotidien sont pertinemment sortis de leur contexte et de leur place pour être exhibés à la face d&#8217;initiés qui comprennent bien le rôle que vous avez joué dans ce procès, alors que pour les non-initiés, ceux qui ont côtoyé mon père et ils sont nombreux parmi ce valeureux peuple, il s&#8217;agit-là de délation enrobée dans un langage qui se voulait probe mais qui masquait mal une haine à son endroit, à nulle autre pareille. Mon père a toujours été un mélomane, un sportif non pas de compétition, mais de cœur et son savoir était reconnu par tous ceux qui ont eu la chance de l&#8217;approcher.</p>
<p> Mais cette Culture dont je fais état aujourd&#8217;hui, vous ne saurez jamais ce qu&#8217;elle porte en son sein, ni ce qu&#8217;elle veut dire.</p>
<p>Ces documents, par vous exhibés, ne sont là que pour essayer d&#8217;étayer un texte abscons, à la limite de l&#8217;ineptie donc difficilement abordables par ces non-initiés, et là également pour l&#8217;exercice haineux et putride de votre article.</p>
<p>Parlez pour vous, M. Khaled Nezzar et laissez aux «autres autorités et structures militaires concernées» le soin de se défendre elles-mêmes dans le cas  peu probable  où elles se sentiraient visées ou mises en causes. Ne vous érigez pas en conseil et parlez pour vous et seulement pour vous ! Ou alors taisez-vous !</p>
<p>Le fac-similé ayant trait à la lettre qu&#8217;aurait rédigée feu mon père et adressée au Président de la République de l&#8217;époque, M. Chadli Bendjedid, mérite quelques rapides précisions :</p>
<p> Cette lettre a été écrite sous la contrainte  et vous le savez pertinemment  et n&#8217;a et n&#8217;avait lors du procès, aucune valeur juridique.</p>
<p> Pensez-vous qu&#8217;étant en résidence surveillée, un homme de son rang et jouissant de toutes ses facultés physiques et mentales, puisse pousser le masochisme jusqu&#8217;à ses limites en «s&#8217;enfonçant» de la sorte par écrit ?</p>
<p>Avouez que pour 82 lignes, je vous donne une importance que vous savez ne pas mériter, en écrivant autant et en rétablissant des vérités travesties en mensonges et des omissions volontaires.</p>
<p> Je vous livre en Bio-express, le parcours de feu mon père :</p>
<p> A rejoint le maquis alors qu&#8217;il n&#8217;avait que 16 ans, dussiez-vous penser pouvoir traficoter l&#8217;Histoire.</p>
<p> A participé à son âge (20 ans) aux négociations algéro-françaises d&#8217;Evian et qui aboutirent au cessez-le-feu le 19 mars 1962 et à l&#8217;Indépendance du pays le 05 Juillet de la même année.</p>
<p> A travaillé sans relâche dans l&#8217;Institution à laquelle il a donné sa santé jusqu&#8217;à y laisser sa vie. A tous les échelons, il a brillé par ses décisions qui visaient à la professionnalisation et la modernisation de l&#8217;Armée et au rajeunissement des cadres de l&#8217;ANP.</p>
<p> Plus récemment, et avant sa mise au ban de la société dont vous fûtes un artisan zélé, il n&#8217;hésita pas à mettre un terme à la volonté de la France Mitterrandienne de nous avilir, en refusant le survol de l&#8217;espace aérien algérien par l&#8217;aviation de combat française, tordant ainsi le cou aux relations algéro-mitterrandiennes. Il a su enrayer cette tentative et répliquer par un «non» catégorique à l&#8217;ambassadeur de F. Mitterrand en Algérie, au grand dam de ce dernier. Un «non» qui lui valu bien des animosités et qu&#8217;il paya chèrement, en évitant de faire couler le sang au peuple frère libyen engagé au Tchad, contre ce que la France avait appelé opération «épervier».  </p>
<p>Vous ne pipez pas un mot sur cet incident et vous omettez d&#8217;ailleurs, volontairement, d&#8217;en faire part aux lecteurs. Soit votre mémoire est défaillante, soit vous piétinez celle de mon défunt père. Le projet «CRAC».</p>
<p> Sans remettre en cause la présence des officiers supérieurs que vous citez, vous faites dans l&#8217;agitation, l&#8217;amalgame et la confusion des genres.</p>
<p> D&#8217;une part, parce que mon père n&#8217;est plus de ce monde pour vous répliquer  sa discrétion était connue de tous ceux qui l&#8217;ont peu ou prou connu  d&#8217;autre part, parce que votre citation : «M. le Président, il est impératif pour la sécurité nationale de procéder à la réalisation de la première phase du projet CRAC» (fin de citation), cette phrase ne vaut que par le sens que vous voulez bien lui donner vous-même, à savoir : «En clair, un oui très souligné pour la signature avec le partenaire français seul en lice dans le projet» (fin de citation).</p>
<p> Or ce projet, comme son nom l&#8217;indique, n&#8217;était qu&#8217;un projet puisque de 1982 à 1985, rien ne fut décidé, vous le dites vous-même en mentionnant ces dates.</p>
<p> La réalité est toute autre. Feu mon père ne voulait pas d&#8217;une mainmise totale de la France sur notre couverture radar. Il avait estimé qu&#8217;il eût valu faire partager cette couverture entre d&#8217;autres puissances afin de ne pas dépendre d&#8217;un seul pays, fût-il la France !</p>
<p> Arrêtez, M. Khaled Nezzar de falsifier l&#8217;Histoire en tirant sur ce sujet des conclusions hâtives, inconvenantes, maladroites et à la limite de l&#8217;indécence, car vous souillez encore sa mémoire dont vous dites être respectueux.</p>
<p>Il n&#8217;a jamais ordonné de «tirer» sur le peuple. Il doit aujourd&#8217;hui dormir du sommeil du juste, car n&#8217;ayant pas de morts sur la conscience, ni de mains tachées de sang algérien. Il avait pour idéal et pour références la Révolution Algérienne, la Nation du même nom, et pour héros les Ben Boulaïd, Ben M&#8217;hidi, Didouche, etc . . .</p>
<p> De quel haut fait d&#8217;armes pourriez-vous vous vanter M. Khaled Nezzar ? Le seul que vous aurez droit de vous approprier, c&#8217;est celui d&#8217;avoir exigé que celui qui tenait cette «baguette télescopique», disparaisse à jamais de votre vue. Vous avez réussi en partie seulement votre sale besogne. Car les louanges prononcées par le défunt Général Metidji étaient justifiées, ne vous en déplaise. Mieux, elles étaient sincères mais surtout indispensables.</p>
<p>L&#8217;Histoire les retiendra !  </p>
<p> Je vous laisse méditer cette citation d&#8217;un grand homme, un précurseur de notre glorieuse révolution du 1er Novembre. J&#8217;ai cité l&#8217;Emir Abdelkader : «le sage est l&#8217;homme par lequel s&#8217;opère facilement la distinction entre la franchise et le mensonge dans les paroles, entre la vérité et l&#8217;erreur dans les convictions, entre la beauté et la laideur dans les actes».</p>
<p> Même mort, mon père force encore le respect et abhorre l&#8217;abjection.</p>
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		<title>Il y a 50 ans les essais nucléaires français à Reggane : les plus atroces des crimes coloniaux</title>
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		<pubDate>Sat, 13 Feb 2010 18:10:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>oreda88</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoire révolution biographie]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Aps  ADRAR &#8211; Les essais nucléaires menés par la France coloniale le 13 février 1960 dans la région saharienne de Reggane (extrême sud), étaient au centre d&#8217;un forum régional ouvert samedi à Adrar et ayant pour thème &#171;&#160;les effets des radiations ionisantes sur la santé humaine&#160;&#187;. De l&#8217;avis tant de témoins que d&#8217;historiens et spécialistes, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-4720" title="bombe_nucl-fr1" src="http://www.algerie-defense.com/wp-content/uploads/2010/02/bombe_nucl-fr1.jpg" alt="bombe_nucl-fr1" width="144" height="160" />Aps  ADRAR &#8211; <strong>Les essais nucléaires menés par la France coloniale le 13 février 1960 dans la région saharienne de Reggane (extrême sud), étaient au centre d&#8217;un forum régional ouvert samedi à Adrar et ayant pour thème &laquo;&nbsp;les effets des radiations ionisantes sur la santé humaine&nbsp;&raquo;.</strong> De l&#8217;avis tant de témoins que d&#8217;historiens et spécialistes, ces essais restent l&#8217;un des &laquo;&nbsp;plus atroces crimes contre l&#8217;humanité commis en Algérie&nbsp;&raquo;, par la force coloniale. Cheikh Si Mohamed Reggani est un témoin encore vivant de l&#8217;horreur du crime perpétré dans la paisible région de Reggane, au sud de la wilaya d&#8217;Adrar. Né en 1932 à Reggane, infirmier depuis la fin des 1950 aux services d&#8217;assistance médicale française dans la région, Cheikh Reggani se rappelle encore: &nbsp;&raquo;tout a commencé en 1957 par le déploiement de près de 4.000 soldats français et le transfert de matériels dans la région, avant d&#8217;être suivi en 1958 par l&#8217;arrivée d&#8217;un peloton d&#8217;officiers et de cadres militaires colons pour s&#8217;enquérir du site &nbsp;&raquo;Terguiya&nbsp;&raquo; qui devait servir de base et de camp militaires&#8217;.</p>
<p><span id="more-4719"></span><br />
Les autorités militaires coloniales ont, dès 1959, entamé l&#8217;acheminement de matériels militaires dans la région de Hamoudia, à une dizaine de km de Reggane, décrétée &nbsp;&raquo;zone interdite&nbsp;&raquo; car abritant une base et des cavernes servant de laboratoires souterrains, raconte-t-il.</p>
<p>Selon Reggani, cette base renfermait un hôpital, doté de toutes les spécialités médicales et supervisé par le capitaine Français &nbsp;&raquo;Bouchot&nbsp;&raquo; qui organisait des campagnes de contrôle médicale au profit des populations de toute la région: Zaouiet Kounta, Reggane et les autres Ksour disséminés dans la région.</p>
<p>&nbsp;&raquo;Le général Ailleret, spécialiste dans le domaine nucléaire, s&#8217;était déplacé en 1960 dans la région, pour s&#8217;enquérir des préparatifs de la base de Hamoudia, où ont été distribués, une journée précédent l&#8217;explosion, des équipements aux employés et aux populations de la région, en vue d&#8217;un test des effets de la radioactivité&nbsp;&raquo;, se souvient Reggani.</p>
<p>Selon des versions concordantes, les populations locales ont été contraintes par les forces coloniales, la veille du jour &nbsp;&raquo;J&nbsp;&raquo;, à rester dehors jusqu&#8217;à 7 heures du matin, avant que ne soit ressenti un tremblement de terre d&#8217;une force incroyable, suivie d&#8217;un intense nuage de fumée obstruant la visibilité, et des radiations sur un rayon de 650 km, atteignant la région de Kerzaz, dans la wilaya de Bechar, et celle de Tissalit au Mali. C&#8217;était l&#8217;explosion nucléaire.</p>
<p>Certaines de ces versions font même état de la présence du général de Gaulle en personne le jour ou ont été menés ces essais.</p>
<p>M. Reggani s&#8217;est par la suite rendu, en compagnie d&#8217;un médecin français, sur le site de l&#8217;explosion et dans les Ksour, où ils ont été témoins de l&#8217;évacuation de dizaines d&#8217;irradiés vers l&#8217;hôpital de la base militaire, dont une trentaine de femmes ayant accouché prématurément suite à des effets de la radioactivité.</p>
<p>Ces essais nucléaires ont engendré de dangereuses séquelles sur la vie humaine, l&#8217;environnement, la faune et la flore. Ils sont à l&#8217;origine de l&#8217;apparition de nouvelles pathologies, méconnues jusque là dans la région, liées notamment au cancer, à la leucémie et à la cécité, dues à l&#8217;exposition à la radioactivité, estiment des témoins et des spécialistes.</p>
<p>Pour M. Reggani, il existe un &laquo;&nbsp;lien&nbsp;&raquo; entre ces essais nucléaires et l&#8217;émergence dans la région, de maladies cancéreuses et ophtalmiques, ainsi que des fausses couches et des malformations.</p>
<p>Ces effets des essais nucléaires à Reggane, le Dr. Mustapha Ousidhoum, médecin à l&#8217;hôpital de Reggane, les confirme en mettant en évidence les conséquences de l&#8217;exposition à la radioactivité sur les populations sahariennes, par un constat de maladies du cancer, de cécité, de leucémie, de malformations et de multiplication des accouchements par césarienne.</p>
<p>Il a indiqué que les &laquo;&nbsp;maladies de leucémie et de la thyroïde, rarement observées dans la région, et le nombre de personnes affectées démontrent, une fois de plus, les effets radioactifs des essais français à Reggane&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Pour le médecin, le nombre limité de patients victimes des essais nucléaires, recensés à l&#8217;hôpital de Reggane, ne peut, toutefois, occulter l&#8217;ampleur des dégâts, humains et matériels, occasionnés par les essais dévastateurs.</p>
<p>Plusieurs irradiés, poursuit-il, furent enterrées ou ont quitté la région sans subir de dépistage médical.</p>
<p>Près de 85 cas confirmés de cancer ont été dépistés entre 1996 et 2009, selon les statistiques de l&#8217;hôpital de Reggane qui font état d&#8217;une moyenne annuelle entre 5 et 10 cas, dont la majorité des sujets dépassant l&#8217;âge de 15 ans.</p>
<p>Pour prévenir de la radioactivité pouvant se dégager encore du site de l&#8217;explosion, la direction de l&#8217;environnement a pris des mesures pratiques, dont la réalisation, en 2008, d&#8217;une clôture autour du champ d&#8217;expérimentation de Hamoudia (60 km au sud de Reggane) sur un linéaire de 12 km, selon M. Ammar Tabek, directeur de l&#8217;environnement d&#8217;Adrar.</p>
<p>Cette action a été suivie d&#8217;opérations similaires pour contenir les autres sites d&#8217;expérimentation des trois explosions (gerboises bleue, blanche et rouge), alors que le quatrième et dernier site est en voie de l&#8217;être, a-t-il ajouté.</p>
<p>La contamination de l&#8217;environnement par les radiations est également revenue dans les propos du président de la chambre de l&#8217;agriculture d&#8217;Adrar qui a relevé un &laquo;&nbsp;recul sensible de la production agricole dans la région de Reggane&nbsp;&raquo;, du fait, dit-il, de la radioactivité provoquée par les essais nucléaires français.</p>
<p>Le recul de la production de la tomate, vocation de la région, a entraîné</p>
<p>la fermeture de la conserverie de Reggane, a ajouté M.Salem Balleul qui signale aussi l&#8217;apparition, ces dernières années d&#8217;une maladie rare donnant à la tomate une couleur jaunâtre. Les conséquences de l&#8217;exposition à la radioactivité sont relevées pour d&#8217;autres cultures, à l&#8217;instar des dattes.</p>
<p>Constatant, par ailleurs, une baisse dans le débit des ressources hydriques, le responsable de la chambre d&#8217;agriculture, a convié les hydrologues et experts à contribuer à l&#8217;examen des causes du tarissement de puits et foggaras dans la région de Reggane.</p>
<p>Pour le président de l&#8217;association &nbsp;&raquo;13 février 1960&nbsp;&raquo; de la wilaya d&#8217;Adrar, &nbsp;&raquo;la question aujourd&#8217;hui n&#8217;est point une affaires d&#8217;indemnisation des victimes irradiées par les essais nucléaires français de Reggane, mais plutôt celle de la reconnaissance des crimes commis contre des populations innocentes et leur pays, et de la réhabilitation d&#8217;une région meurtrie dans les tous les secteurs&nbsp;&raquo;.</p>
<p>&nbsp;&raquo;L&#8217;indemnisation des irradiés des essais nucléaires de Reggane a été moult fois soulevée sans, toutefois, atteindre le but escompté par l&#8217;association&nbsp;&raquo;, a souligné M. Abderrahmane Kessasi.</p>
<p>L&#8217;association, poursuit-il, appelle les parties concernées à &laquo;&nbsp;exercer une pression sur la France pour qu&#8217;elle reconnaisse ses abominables crimes, y compris ceux des essais nucléaires menés au Sahara algérien, contre le peuple algérien&nbsp;&raquo;. Elle demande à ce que toute la lumière soit faite sur les circonstances de ce dossier qui renferme encore beaucoup de zones d&#8217;ombre&nbsp;&raquo;, a-t-il soutenu.<br />
 <br />
Aps   13/2/10</p>
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		<title>53e anniversaire de l’exécution du militant de la cause nationale, Fernand Iveton</title>
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		<pubDate>Thu, 11 Feb 2010 08:35:45 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>Cérémonie de recueillement, le 11 février</p>
<p>Dans le cadre de la commémoration du 53e anniversaire de l’exécution du militant de la cause nationale, Fernand Iveton, exécuté à la prison civile (Barberousse), le lundi 11 février 1957, à 5 h 10, une cérémonie de recueillement sera organisée à sa mémoire, le jeudi 11 février, à 9 h [...]]]></description>
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<p><strong>Dans le cadre de la commémoration du 53e anniversaire de l’exécution du militant de la cause nationale, Fernand Iveton</strong>, exécuté à la prison civile (Barberousse), le lundi 11 février 1957, à 5 h 10, une cérémonie de recueillement sera organisée à sa mémoire, le jeudi 11 février, à 9 h 30 au cimetière chrétien de Bologhine.</p>
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