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		<title>Ce n’est pas un homme comme Larbi Ben M’hidi qui se suicide , avait avoué le général Marcel Bigeard</title>
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		<pubDate>Sat, 06 Mar 2010 06:11:13 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Histoire révolution biographie]]></category>

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		<description><![CDATA[<p></p>
<p class="wp-caption-text">Chahid Larbi Ben M’hidi </p>
<p>La sœur du chahid témoigne : “Une vie de combat et de lutte”</p>
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<p>DRIFA, LA SOEUR DE BEN M’HIDI RÉVÈLE  : «Ce que Bigeard m’a dit»
Le général français s’est dit prêt à venir en Algérie pour témoigner sur Larbi Ben M’hidi.</p>
<p>«Ce n’est pas un homme comme Larbi Ben M’hidi qui se [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong></p>
<div id="attachment_5103" class="wp-caption alignleft" style="width: 167px"><img class="size-medium wp-image-5103" title="Larbi_Ben_M'Hidi_-_1957" src="http://www.algerie-defense.com/wp-content/uploads/2010/03/Larbi_Ben_MHidi_-_1957-157x300.jpg" alt="Chahid Larbi Ben M’hidi " width="157" height="300" /><p class="wp-caption-text">Chahid Larbi Ben M’hidi </p></div>
<p>La sœur du chahid témoigne : “Une vie de combat et de lutte”</p>
<p></strong></p>
<p> </p>
<p><strong>DRIFA, LA SOEUR DE BEN M’HIDI RÉVÈLE  : «Ce que Bigeard m’a dit»</strong><br />
<strong>Le général français s’est dit prêt à venir en Algérie pour témoigner sur Larbi Ben M’hidi.</strong></p>
<p>«Ce n’est pas un homme comme Larbi Ben M’hidi qui se suicide», avait avoué le général Marcel Bigeard à la soeur du martyr, Drifa Ben M’hidi en 2002 à Paris. L’officier s’est montré disposé à venir en Algérie pour témoigner sur les circonstances de la disparition du héros.<br />
En ces termes, le général avait battu en brèche la thèse officielle de la France. La soeur du martyr était partie en France en quête de vérité sur les circonstances de la mort de son frère. «La thèse du suicide a fait beaucoup de mal à ma famille», a révélé, hier, Drifa Ben M’hidi lors d’une conférence de presse animée conjointement avec l’ancien compagnon du chef révolutionnaire, Abdelkrim Hassani, à la Maison de la presse Tahar-Djaout, à Alger. Laquelle conférence a été l’occasion d’évoquer le combat de Larbi Ben M’hidi pour l’Indépendance de l’Algérie.</p>
<p><span id="more-5102"></span></p>
<p>La conférencière se remémore la dernière volonté de son père, Si Abderrahmane. «Ma fille, je te confie la responsabilité d’établir la vérité sur le martyre de Larbi». Le père était hanté par la probabilité du suicide de son fils. En 1985, la soeur de Ben M’Hidi entame sa recherche. Une recherche qui la mènera à la rencontre de l’officier supérieur à l’origine de son arrestation. A l’automne de sa vie, le général français garde intacte sa grande admiration pour le grand chef de la Révolution. Il se souvient encore des derniers mots échangés avec le dirigeant du FLN. Il le revoit se tenant devant lui, pieds et poings liés, un sourire tranquille aux lèvres. Il était majestueux. Après un moment de silence, le général lance au révolutionnaire: «Vous êtes vaincus, le FLN est démantelé, la révolution est morte.» Serein, le héros répond: «Si notre révolution n’était pas grandiose on n’aurait pas fait appel aux services d’officiers, aux compétents comme vous pour nous combattre.» Le silence s’installe de nouveau. Puis, le général fait une proposition inattendue au leader détenu. «Si vous voulez, nous pouvons négocier.» Le chef charismatique lui répond: «Comment pourrais-je le faire? Je suis entravé. En plus de cela, je ne suis pas mandaté pour le faire.» Le général est stupéfait. Le ton et la teneur de la réponse le surprennent. Mais il ne laisse rien paraître. Il revient à la charge. «Donnez-moi votre parole d’honneur et je vous libérerais.» Le colonel rétorque: «Je ne peux vous donner ma parole d’honneur sur ce point.» Larbi Ben M’hidi ne savait pas mentir. Cela dit, il n’a nullement rejeté le principe de la négociation. Le général Bigeard, l’ennemi, avait une grande admiration pour le grand chef de la Révolution Larbi Ben M’hidi. En l’arrêtant le 23 février 1957, dans un appartement de l’avenue ex-Claude-Debussy, où il se trouvait de passage, il croyait avoir affaire à un homme ordinaire. Or, l’extraordinaire révolutionnaire se révélait à ses yeux durant sa captivité. «Si j’avais 10 hommes de sa trempe dans mes troupes, j’aurais conquis le monde», avait-il avoué à la soeur du martyr. Pour sa part, Abdelkrim Hassani rapporte les derniers propos échangés entre Larbi Ben M’hidi et Paul Aussaresses, son tortionnaire. «Je suis commandant, alors que dois-je faire?» Réponse sèche du leader de la Révolution: «Et moi, je suis colonel, alors faites ce qu’ils vous demandent de faire (les chefs hiérarchiques d’Aussaresses).» Durant la nuit du 3 au 4 mars 1957, le héros est pendu au bout de plusieurs séances de torture atroces. «Pour sa pendaison, la corde a cédé deux fois. Normalement, le détenu devait être épargné. Foulant au pied les règles de la guerre et les droits de l’homme, ils l’ont pendu», a déploré la conférencière. «Non vraiment, nous ne pouvons taire ces vérités. La France doit reconnaître les crimes coloniaux qu’elle a commis en Algérie. Elle doit demander pardon à l’Algérie. Cette revendication, je la soutiendrai jusqu’à ma mort», a martelé Drifa Ben M’hidi.<br />
Par là même, cette dernière a dénoncé le peu de considération accordée à la commémoration de la disparition du héros. Aussi, elle a fustigé le cloisonnement dont font l’objet nos martyrs.<br />
«Ce sont des héros qui avaient une vision nationale claire de leur patrie, alors ils méritent des commémorations officielles et nationales», a fulminé la conférencière. Larbi Ben M’hidi était l’âme blanche de la Révolution.</p>
<p><strong>Mohamed Sadek LOUCIF l&#8217;Expression</strong><br />
<strong>La sœur du chahid témoigne : “Une vie de combat et de lutte”</strong></p>
<p>Dans une conférence de presse organisée hier à la maison de la presse Tahar Djaout, Mme Drifa Ben M’hidi et M. Abdelkrim Hassani ont retracé le combat et le militantisme du chahid Mohamed Larbi Ben M’hidi mort assassiné sauvagement par le général Aussaresses dans la nuit du 3 au 4 mars 1957.<br />
Les deux conférenciers ont tenu à honorer la mémoire de ce combattant tombé au champ d’honneur pour l’indépendance de l’Algérie, à rendre hommage aussi à tous les valeureux martyrs qui se sont sacrifiés pour la cause nationale.<br />
Mohamed Larbi Ben M’hidi est né en 1923 à Aïn M’lila. C’est un militant du PPA. Il fut arrêté durant les manifestations tragiques du 8 Mai 1945, torturé par les autorités coloniales. Parvenu tôt à l’éveil et à la conscience nationale, il était commissaire local des Scouts Musulmans Algériens, cadre de l’OS, militant du MTLD, membre du mouvement des AML (Amis du manifesté et de la liberté), membre fondateur du CRUA, a pris part au Congrès de la Soummam, élu du CCE, a organisé la bataille d’Alger. Arrêté le 23 février 1957 par les paras du colonel Bigeard, il fut lâchement assassiné.<br />
C’est une vie de combat et de lutte à laquelle a mis fin le sinistre Aussaresses dans sa confession honteuse. M. Abdelkrim Hassani s’est étalé sur les qualités humaines du chahid Larbi Ben M’hidi, son dévouement précoce pour la cause nationale, au moment où l’Algérie vivait sous le diktat impitoyable du colonialisme français.<br />
L’Algérien n’avait aucun droit, aussi infime soit-il. Le martyr avait une idée claire, une logique de ce que doit être un militant, un parti pour préparer la grande bataille. Il avait une volonté inflexible devant l’ennemi. Il n’a jamais cédé sur ses principes révolutionnaires. Selon M. Hassani, Ben M’hidi était l’âme blanche de la Révolution algérienne. Homme intègre, réservé mais ferme, il rêvait d’une Algérie libérée pour accéder au rang de grande nation. Il énonça quelques citations célèbres de ce révolutionnaire qui sont passées dans l’histoire et qui témoignent de son intransigeance absolue vis-à-vis de l’ennemi.<br />
Abondant dans le même sens, Mme Drifa Ben M’hidi, sœur du martyr, relata des faits marquants qui ont jalonné le combat du chahid. C’était un visionnaire, a-t-elle fait remarquer, et qui avait une confiance inébranlable en le peuple algérien. Larbi Ben M’hidi eut cette phrase hautement révélatrice : “Jetez la révolution dans la rue, le peuple l’adoptera”. Il a affronté ses ennemis avec courage en disant : “Je veux voir mes criminels jusqu’à la fin”.<br />
Mme Drifa Ben M’hidi insiste pour que la France reconnaisse ses crimes perpétrés contre le peuple algérien depuis 1830. Elle souligne la nécessité de transmettre aux jeunes générations ce qu’est la grandeur de la lutte de Libération de notre peuple afin que nul n’oublie les sacrifices consentis pour le recouvrement de notre indépendance.<br />
Pour sa part, le bureau de l’Organisation nationale des moudjahidine de la wilaya d’Alger a organisé jeudi dernier, une journée d’étude sur le martyr Larbi Ben M’hidi, au Cercle du moudjahed. Ont pris part à cet événement des moudjahidine, des membres du mouvement national et des citoyens. En cette occasion, le secrétaire général de l’ONM, M. Saïd Abadou a, dans une allocution, tenu à rappeler le devoir de mémoire, à saluer le combat de nos valeureux martyrs, à rester fidèles au serment des chouhada.<br />
Le mois de mars, a souligné le SG de l’ONM, a vu tomber au champ d’honneur beaucoup de chouhada. Larbi Ben M’hidi, Mostefa Ben Boulaïd, les colonels Lotfi, Amirouche, Si El Haouès et tant d’autres dignes fils de l’Algérie. Le mois de mars est chargé de sacrifices, mais aussi de succès. Le colonialisme a négocié le 19 mars, c’est aussi la fête de la Victoire.<br />
Saisissant cette célébration, il ajoute que le mois de mars est mois de souvenirs, de recueillements. C’est aussi une opportunité pour les moudjahidine d’aller à la rencontre des jeunes, de la population, des citoyens pour enraciner l’esprit patriotique et de dévouement pour la patrie.<br />
Notre Révolution est populaire, elle a des bases solides. Il faut transmettre le message d’une Algérie qui s’est battue pour être forte. C’est l’esprit de Novembre. S’agissant du martyr Mohamed Larbi Ben M’hidi, M. Saïd Abadou a rappelé qu’il est un symbole, un exemple de patriotisme. Il ne s’est jamais résigné. La génération de Novembre a emboîter ses pas. Larbi Ben M’hidi s’est sacrifié en militant jusqu’au bout. La Révolution a triomphé grâce à des combattants comme lui. Le colonialisme français ne l’a pas respecté en tant que prisonnier de guerre, selon les conventions de Genève.</p>
<p><strong>Mohamed Bouraïb EL Moudjahid</strong></p>
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		<title>Abderrahmane Seri : Les premiers officiers pilotes de l’Algérie combattante</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Mar 2010 15:52:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>oreda88</dc:creator>
				<category><![CDATA[Forces aériennes ANP]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire révolution biographie]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Abderrahmane Seri : Pour un devoir de mémoire
Il y a de cela 50 ans, le 6 février 1959, paraissait dans l’édition n° 36 du journal El Moudjahid la photo de trois fiers officiers, alignés dans un garde-à-vous impeccable sous le portrait de l’Emir Abdelkader. C’était à l’occasion de la cérémonie de la remise de leur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Abderrahmane Seri : Pour un devoir de mémoire<br />
Il y a de cela 50 ans, le 6 février 1959, paraissait dans l’édition n° 36 du journal El Moudjahid la photo de trois fiers officiers, alignés dans un garde-à-vous impeccable sous le portrait de l’Emir Abdelkader. C’était à l’occasion de la cérémonie de la remise de leur grade de lieutenant par le président Belkacem Krim, ministre des Forces armées du Gouvernement provisoire de la République Algérienne en guerre</strong>.</p>
<p> En légende de cette photo historique : « Les premiers officiers pilotes de l’Algérie combattante » et, en commentaire, on y évoquait pour la première fois l’existence d’une « armée de l’air » algérienne. Cet événement fondateur m’interpelle en tant qu’officier retraité des forces aériennes algériennes, cette armée a été créée en pleine guerre de libération par une poignée de jeunes héros qui allaient, de ce simple fait, convaincre l’adversaire de sa défaite inéluctable, puis, l’indépendance une fois acquise, pour permettre à notre pays de disposer des moyens hautement dissuasifs de sa défense.</p>
<p><span id="more-5100"></span></p>
<p> Leur histoire reste malheureusement encore entièrement à écrire pour que les générations futures – et même actuelles – sachent que des hommes valeureux et au patriotisme viscéral ont surmonté difficultés et adversités de toutes natures, abandonnant parfois des situations de relatif confort matériel, pour donner à notre glorieuse Armée de libération nationale les moyens de défier l’adversaire colonial sur le terrain même de sa puissance technologique.</p>
<p>Le privilège et l’honneur d’avoir été, de surcroît, le neveu d’un de ces trois pionniers de l’aviation militaire qui ont fait cette photo d’El Moudjahid, à savoir le défunt capitaine Abderrahmane Seri , me dictent et m’imposent ce devoir de mémoire envers cette génération de combattants — anonymes à force d’humilité — qui méritent bien la reconnaissance de la patrie.</p>
<p>Voici donc, en toute humilité, sachant qu’il ne reflétera jamais assez toute la richesse et la complexité de son parcours, recueilli dans les propres documents et écrits posthumes du défunt et dans la mémoire de ceux, encore vivants, qui l’ont côtoyé à l’époque des faits ou qui ont recueilli par la suite ses paroles, un témoignage aussi sincère et fidèle que possible sur ce précurseur que fût le regretté capitaine Abderrahmane Seri.</p>
<p>Son parcours militant aux moments des faits débute aux Ateliers industriels de l’air (AIA) de Maison-Blanche où, nanti de son diplôme de technicien d’études et de fabrications des services techniques de l’aéronautique, obtenu de haute volée à l’Ecole nationale supérieure de l’aéronautique (Sup.Aéro) de Paris, il allait y être recruté en 1954 en tant qu’agent technique responsable des bancs d’essais des moteurs d’aviation. Ce sera toujours à l’AIA que Abderrahmane Seri suivra par la suite, durant l’année 1955, un stage de pilotage, lequel sera sanctionné par un brevet de pilote d’avion de 1er degré (pilote d’essais) qui lui sera délivré par le Centre d’essais en vol (CEV) de Brétigny-Sur-Orge (France) le 13 février 1956.</p>
<p>Pour revenir à cette année charnière de 1954, un événement capital allait se produire qui allait orienter complètement sa vie et son parcours ultérieur d’homme et de patriote. Abderrahmane Seri avait un oncle maternel, Noureddine Belhaffafi, dit Abdelkader, ancien militant MTLD, membre de l’OS, qui tombera plus tard au champ d’honneur, mais dont, saisissant cette occasion pour un devoir de mémoires plurielles, nous devons relever ici le fait bien triste qu’aucune rue ni même ruelle dans sa ville natale d’Alger ne commémore le nom. Nous sommes au lendemain du 1er Novembre 1954 et cet oncle, fuyant la traque de la police coloniale des maquisards de la première heure qui venaient de faire le « coup de feu » du déclenchement de la guerre de Libération nationale, vient se réfugier au domicile des Seri, Rue Zaâtcha (bd Bru, actuel bd des Martyrs).</p>
<p>Noureddine Belhaffafi allait alors être hébergé clandestinement chez sa sœur durant une courte période de 2 mois environ, avant d’être par la suite exfiltré en France sous la fausse identité de son frère Abderrahmane. Mais durant ce court séjour, il va sensibiliser et instruire son jeune neveu aux motifs et objectifs du déclenchement de la révolution algérienne auxquels celui-ci, sa conscience ainsi éveillée, allait aussitôt adhérer sans réserve. C’est donc tout naturellement que, au courant du mois de septembre 1955, Abderrahmane Seri allait saisir l’occasion d’une rencontre avec son cousin Abdelhamid Chikbouni, syndicaliste UGTA et militant nationaliste de la première heure, dont il était au courant des liens avec l’organisation militaire, pour lui remettre les plans complets des installations industrielles de l’AIA dans la perspective d’une opération de sabotage.</p>
<p>Abdelhamid Chikbouni transmettra ces plans à Rachid Kouache, alors artificier dans l’équipe de fabrication de bombes de l’organisation militaire à Alger, dans son garage rue Léon Roch à Bab El Oued. Lequel Rachid Kouache les remettra à son tour à sa hiérarchie qui, pour une raison ou une autre – estimant peut-être tout simplement inopportun ou irréalisable une telle opération – ne donnera cependant pas de suite à cette initiative de Abderrahmane Seri. Mais toujours est-il que, suite à cette remise de plans, Abderrahmane Seri allait être mis directement en rapport avec Rachid Kouache qui le fera, au cours de ce même mois de septembre 1955, formellement enrôler dans les rangs de l’ALN-FLN avec instructions de l’organisation de demeurer dans l’AIA en tant qu’agent infiltré.</p>
<p>En début d’année 1956, au cours d’une discussion qu’il allait tenir à nouveau avec Abdelhamid Chikbouni, il lui fera part d’un projet de détournement vers la Tunisie ou la Libye, pour le remettre en trophée de guerre à la direction de la révolution algérienne, d’un petit avion de liaison à l’occasion d’un vol d’entraînement qu’il devait effectuer pendant son stage de pilotage.</p>
<p>Son cousin l’en dissuadera cependant au motif qu’une telle opération ne pouvait se faire qu’avec l’aval de la direction de l’organisation militaire, aval sans lequel toute cette opération pourrait bien passer pour une mission d’infiltration d’espions montée par l’adversaire. Au courant du mois d’avril 1956, peu après son retour de France avec son brevet de pilote d’essais, une réunion des employés de l’AIA au cercle Cherif Saâdane va se tenir et qui aboutira à la création au sein de cet établissement d’une section syndicale affiliée à l’UGTA qui réunira 300 adhérents et dont Abderrahmane Seri, aux côtés de deux autres employés, Ahmed Kaïd et Mouloud Aïnouz, assurera collégialement la conduite en qualité de secrétaire.</p>
<p>Suite au déclenchement de la grève du 5 juillet 1956 à laquelle le syndicat des employés de l’AIA allait activement participer, Abderrahmane Seri sera « muté » en France, en même temps que son compagnon Mouloud Aïnouz, probablement dans un AIA de la métropole, dont il ne nous a malheureusement pas été possible de retrouver trace dans les documents que le défunt a laissés. Cette mutation fut, en fait, purement et simplement une forme d’expulsion du territoire algérien qui ne disait pas son nom.</p>
<p>Considérant ses activités syndicales en Algérie et son bagage technique qui en faisaient un individu potentiellement dangereux pour l’administration coloniale, Abderrahmane Seri allait faire, durant son séjour en France, l’objet d’une surveillance étroite de la police française. Surveillance à laquelle il allait cependant réussir rapidement à échapper le 29 octobre 1956 pour traverser la frontière suisse et, partant de là, courant novembre de la même année, rejoindre la ville du Caire (Egypte) où se trouvait alors la direction extérieure de la révolution algérienne. Au Caire, Abderrahmane Seri aura des contacts avec les grands acteurs et leaders de la révolution algérienne qu’étaient, pour ne citer que ceux-là, Krim Belkacem, Lamine Debaghine, Benyoucef Ben Khedda, Ferhat Abbas, colonel Ouamrane, Abdelhamid Mehri, etc. On ne peut évidemment conjecturer sur ses activités durant ce court séjour dans la capitale égyptienne.</p>
<p>Mais nul doute, lui connaissant un intérêt obsessionnel tout au long de sa vie pour tout ce qui touchait à l’aéronautique en général et à l’aviation militaire en particulier, que son principal sujet de discussion de ce moment avec tous ces grands révolutionnaires a dû être lié à l’opportunité de lancer, en plein combat de libération, les actions devant mener à la création d’une future force aérienne nationale. Selon un de ses écrits conservés par sa famille, ce serait au mois de mars 1957 qu’aurait été décidé le projet de création d’une aviation militaire algérienne, mais cette date importante reste officiellement à confirmer par une recherche d’historiens dans les archives de la révolution.</p>
<p>Peu de temps après, il sera dirigé une première fois vers l’Ecole de l’air d’Alep en Syrie, où il commencera à s’initier au pilotage d’un avion militaire en service dans les forces aériennes syriennes, pour lesquels il accomplira d’ailleurs des missions de liaisons aériennes, pour partir ensuite en Irak en compagnie d’autres pilotes algériens ayant rejoint les rangs de l’ALN pour se perfectionner sur des appareils de combat ou de transport irakiens. En 1961, soit une année avant la proclamation de l’indépendance, Abderrahmane Seri rejoindra l’Ecole militaire supérieure des ingénieurs d’aviation de l’armée de l’air de Kiev (ex-URSS) pour y poursuivre ses études techniques. A ce titre, il aura également pour mission d’encadrer le premier groupe d’étudiants algériens envoyés par la direction de la révolution, appelés à former la première promotion d’ingénieurs aéronautiques de l’Algérie indépendante.</p>
<p>Il rentrera définitivement en Algérie en 1964 après avoir été le premier technicien de l’Algérie indépendante à avoir brillamment obtenu le diplôme d’ingénieur en aéronautique. Il occupera alors diverses fonctions militaires, notamment en tant que directeur de l’Ecole nationale des techniciens aéronautiques de Blida, à laquelle il apportera une contribution essentielle à la mise sur pied et à son programme de formation. Ecole qui réalisera son rêve de former des milliers de techniciens au service de l’Algérie indépendante.</p>
<p>En 1975, il sera mis en position spéciale « hors cadre » auprès du ministère de l’Intérieur en qualité de haut fonctionnaire, s’investissant totalement dans ses nouvelles fonctions en dépit du fait que l’on peut considérer déplorable, avec le recul, que cette mission a été bien loin de ses ambitions légitimes d’ingénieur de contribuer à la création d’une industrie aéronautique algérienne.</p>
<p>Pour me l’avoir lui-même confié de son vivant, il a eu le projet, ambitieux mais tout à fait réaliste à cette époque, de faire concevoir et fabriquer par une telle industrie des missiles balistiques, armes stratégiques par excellence qui auraient donné à notre pays, en même temps qu’une arme de dissuasion défensive imparable, un savoir-faire technologique multidisciplinaire qui l’aurait placé parmi les nations industrielles les plus avancées de l’époque.</p>
<p>Abderrahmane Seri disparaîtra, trop prématurément pour les siens, le 22 mars 2001 à l’âge de 69 ans, perte cruelle autant pour ses proches que pour sa famille militaire dont il fut, toute sa vie durant, un exemple de dévouement et d’engagement sans faille et qui portait au plus haut point l’Algérie et son aviation dans son cœur. J’ai cependant grand espoir que, à travers le récit commémoratif de son parcours à l’occasion de ce 50e anniversaire de la parution de l’article d’El Moudjahid, les proches, amis ou collègues encore vivants, ses autres compagnons et frères d’armes pendant la révolution trouvent à leur tour, dans cet humble témoignage, motif à contribuer, eux aussi, à ce devoir de mémoire pour que soit enfin reconstituée, dans toute sa grandeur et sa gloire, l’histoire de cette exaltante aventure que fut la création de l’aviation militaire algérienne.</p>
<p> <strong>L’auteur est Colonel à la retraite Alger, le 1er février 2009</strong></p>
<p><strong> Par Hamoud Si-Hassen el watan</strong></p>
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		<title>Saïd Aït Messaoudène : Constitution des forces aériennes algériennes</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Mar 2010 15:45:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>oreda88</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p class="wp-caption-text">Saïd Aït Messaoudène</p>
<p>Il est difficile d’imaginer un lieu moins approprié pour la naissance d’un brave nationaliste que celui où était né Aït Messaoudène Saïd. Il a vu le jour en 1933, à Had Sahari, avait vécu avec ses parents et s’était rendu, en compagnie de sa famille à Birine, lorsqu’il avait atteint l’âge de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_5094" class="wp-caption alignleft" style="width: 210px"><img class="size-full wp-image-5094" title="arton152740-747a5" src="http://www.algerie-defense.com/wp-content/uploads/2010/03/arton152740-747a51.jpg" alt="Saïd Aït Messaoudène" width="200" height="199" /><p class="wp-caption-text">Saïd Aït Messaoudène</p></div>
<p><strong>Il est difficile d’imaginer un lieu moins approprié pour la naissance d’un brave nationaliste que celui où était né Aït Messaoudène Saïd. Il a vu le jour en 1933, à Had Sahari, avait vécu avec ses parents et s’était rendu, en compagnie de sa famille à Birine, lorsqu’il avait atteint l’âge de 2 ans.</strong> Il était revenu à son village, An Oudourt, pour acquérir les qualités de ses habitants, puis il revint à Had Sahari en 1939, et là il entra à l’école primaire officielle, en plus des cours qu’il suivait à l’école traditionnelle.<br />
Les cours duraient alors toute la journée ; après la prière de l’aube, il se rendait à l’école traditionnelle, et à huit heures, il se rendait à l’école ; à onze heures, il revenait vers l’école traditionnelle jusqu’à treize heures, puis retournait à l’école officielle. En 1944, il se rendit, en compagnie de son oncle, Terki El Mokhtar, qui l’inscrivit à l’école d’indigènes pour terminer ses études primaires, puis il entra à l’école technique, appelée Beau Prêtre (Larbi Tebessi actuellement). En 1951, la France publia une annonce qui fut accrochée à l’école technique, annonçant son besoin en pilotes, tous ceux qui le voulaient pouvaient participer au concours.</p>
<p><span id="more-5092"></span></p>
<p>Ainsi, Aït Messaoudène Saïd avait pris part au concours et avait été classé premier. Il entra donc à l’école d’aviation à Rochefort, et là, il décrocha le baccalauréat. A cette époque, l’Allemagne était sous l’occupation des alliés et dans la ville d’Afrizang se trouvait une grande base aérienne ; les alliés décidèrent alors d’en faire une école pour former des pilotes, chaque pays pouvait formuler une demande selon le nombre qui lui était réservé, le plus grand nombre revenait aux Etats-Unis d’Amérique qui avaient 100 étudiants, la Grande-Bretagne 19 étudiants, la France 6 étudiants.</p>
<p>Pour cela, la France fut contrainte d’organiser un concours dans les rangs des Forces aériennes pour sélectionner six éléments. Aït Messaoudène Saïd avait donc participé au concours et fut classé premier par rapport aux hommes des Forces aériennes françaises. Il s’était rendu alors en Allemagne pour être formé avec les étudiants des alliés ; après cela, il revint à Salon-de-Provence, en France, où il termina ses entraînements et sortit avec le grade de sous-lieutenant. Il fut désigné pour travailler à la base de l’Alliance atlantique aérienne n° 707 se trouvant à Marrakech, au Maroc, où il pilotait le « Mystere 20 ». Et là, il entra en contact avec la famille Djoudi, propriétaire de la compagnie de transport à Marrakech, laquelle était originaire de la ville de Blida, et qu’il connaissait, c’est elle qui l’avait mis en contact avec Boudaoud Mansour, l’un des plus grands responsables de la direction de la Révolution, qui lui demanda donc d’intégrer les rangs de l’Armée de libération à ce moment-là.</p>
<p>Aït Messaoudène l’avait informé qu’il avait été appelé à retourner en Allemagne en vue d’achever son stage d’entraînement. Boudaoud Mansour lui avait conseillé de se rendre en Allemagne afin de terminer son stage et lui avait remis une lettre lui disant : « Lorsque vous arriverez à Paris, contactez cette adresse ». Une fois arrivé, il trouva Abderrahmane Fares qu’il a connu à Had Sahari, lequel lui remit une autre lettre avec une adresse en Allemagne. Une fois à destination, il trouva Keramane et Mouloud Kacem Naït Belkacem, les représentants du FLN. Il commença alors son stage d’entraînement, et suite à sa réussite, il fut promu au grade de lieutenant ; il demanda alors à ses dirigeants en Allemagne de lui accorder un congé pour pouvoir rendre visite à sa famille. Suite à leur accord, il ne s’était pas rendu dans sa famille, mais avait rejoint la Révolution en entrant en Suisse à pied, évitant les points de contrôle et de fouille.</p>
<p>Une fois arrivé à Berne, il se rendit à l’ambassade d’Egypte qui lui avait remis des papiers et un passeport égyptiens sous le nom de Hamidou, lesquels lui avaient servi pour entrer en Italie, et là, il trouva Tayeb Boulahrouf qui l’envoya en Tunisie. Le frère du défunt, El Hadj Ahmed Aït Messaoudène, me racontait que Saïd lui avait envoyé une lettre d’Italie contenant uniquement deux phrases. « Mes salutations à la famille, je ne retournerai pas en France ». Son frère avait donc compris le sens, et après quelques jours, il fut convoqué par la gendarmerie française pour lui demander si son frère se trouvait dans la région de Had Sahari. L’histoire de l’adhésion d’Aït Messaoudène à la Révolution est différente vue du côté de l’Alliance atlantique. La revue Flight International, parue le 10 avril 1969, dit que le sous-lieutenant Aït Messaoudène Saïd avait pris la fuite à bord d’un avion militaire français, et avait atterri en Yougoslavie, ce qui fut la cause d’une grave crise diplomatique entre la France et le pays hôte.</p>
<p><strong>La Tunisie et les enquêtes intensifiées</strong><br />
Lorsque Aït Messaoudène Saïd arriva en Tunisie, il fut reçu avec réserve, vu la loi qui était en vigueur au sein de l’Armée de libération et qui stipulait que toute personne ayant rejoint la Révolution devait faire l’objet d’une enquête pour s’assurer de ses intentions. Ainsi commença l’enquête par plusieurs responsables vu son haut grade et sa grande culture et du fait qu’il était pilote dans l’Alliance atlantique, ayant de grands privilèges et avec cela, il laissa tout tomber pour rejoindre la Révolution. La nouvelle était arrivée au ministre de la Guerre, qui était alors le défunt Krim Belkacem, lequel l’avait convoqué pour l’interroger personnellement. Quand ils se rencontrèrent et que le ministre lui posa des questions, il s’avéra qu’il connaissait donc sa famille et ordonna son intégration immédiate dans les rangs de l’Armée de libération, en lui confiant pour mission de superviser l’institution de l’aviation militaire algérienne.</p>
<p><strong>Aït Messaoudène et l’institution de l’aviation militaire</strong><br />
La Direction de la Révolution avait une stratégie à long terme, en dépit de la guerre en Algérie, on pensait à utiliser l’aviation algérienne dans les combats et en profiter pour fournir à la Révolution des armes par la voie de parachutes ou les transporter à bord d’hélicoptères qui atterriraient sur le sol algérien pour décharger la cargaison et retourner ensuite vers leur base. En même temps, il serait le premier noyau pour instituer une arme de défense aérienne après l’indépendance, ainsi pensaient le colonel Krim Belkacem et le colonel Boussouf et d’autres. A cet effet, Aït Messaoudène Saïd fut chargé de mener une délégation de pilotes militaires en Chine.</p>
<p>A leur arrivée, il divisa le groupe en deux :</p>
<p>1- le groupe des avions de guerre, à sa tête le général de brigade, le défunt Yahia Rahal, et les membres Bouzghoub Mohamed Tahar et le défunt Rabah Chellah, que Dieu lui accorde sa miséricorde et d’autres.</p>
<p>2- le groupe de bombardiers, à leur tête le colonel Boudaoud Salah, et le défunt colonel Mustapha Doubabi, que Dieu lui accorde sa miséricorde, et le défunt colonel Abdallah Kenifi, en plus d’un groupe de techniciens dirigé par le défunt colonel Moussouni Belkacem, ainsi que le défunt colonel Kamel Chikhi, le commandant major Abderrahmane Seghir, et le colonel Hadfi Rahal. Tous ceux-là avaient commencé à travailler sérieusement et à se former continuellement jusqu’à ce que le colonel Boussouf ordonna à Aït Messaoudène Saïd de se rendre immédiatement, en compagnie de tous les pilotes, à Baghdad et à son arrivée, il trouva là-bas les pilotes diplômés du Caire également.</p>
<p>Ce rassemblement répondait à la volonté du colonel Boussouf, que Dieu lui accorde sa miséricorde, de créer une base aérienne en Libye, à proximité des frontières algériennes, aux fins d’utiliser l’aviation pour approvisionner les moudjahidine (combattants) en armes par des descentes en parachutes. Cependant, les Etats du bloc de l’Est, et notamment l’Union soviétique, se sont opposés à la création d’une telle base en raison de la difficulté d’assurer sa protection et des problèmes et complications politiques qui pourraient en découler. Pour cette raison, l’alternative était de former un escadron d’hélicoptères pour transporter les armes à l’intérieur avec l’aide de pilotes volontaires, avec à leur tête Aït Messaoudène.</p>
<p>Après le déchargement de la cargaison, l’hélicoptère retournerait à son point de départ. Aït Messaoudène s’était donc rendu en compagnie des pilotes algériens en Union soviétique afin de se spécialiser en pilotage d’avions de combat et de bombardiers. Un autre groupe a été formé pour le transport, sous le commandement du défunt capitaine Abdelkader Tahrat dans le pilotage des Antonov 12. Pour former un escadron d’hélicoptères, comme il a été mentionné plus haut, dans le but de transporter les armes à l’intérieur du territoire algérien, il a été fait appel à des pilotes volontaires. A la fin des stages d’entraînement, Aït Messaoudène et le groupe qui l’accompagnait sont revenus en Algérie.</p>
<p><strong>Constitution des forces aériennes algériennes<br />
</strong>Lorsque Aït Messaoudène était rentré avec les pilotes et les techniciens en Algérie, ils avaient trouvé que les gens étaient partout animés d’enthousiasme, les montagnes s’étaient transformées en lieux de visites et les rues en lieux de marches et démonstrations. On voyait partout les drapeaux flotter, c’était dans ce climat que les complots avaient commencé à se fomenter contre Aït Messaoudène dans le but de le remplacer par quelqu’un d’autre à la tête de l’aviation. A ce moment-là, un groupe d’officiers s’était rendu chez El-Hadj Ben Alla, alors responsable des affaires militaires, pour le convaincre de maintenir Aït Messaoudène Saïd en tant que commandant de l’aviation, lequel a été précédemment désigné par le colonel Boussouf pour occuper ce poste.</p>
<p>C’est ainsi que Aït Messaoudène avait commencé à exercer ses fonctions, et la première base aérienne militaire avait été créée à Dar El Beida, et son premier commandant fut le défunt colonel Mustapha Doubabi, puis d’autres bases aériennes avaient été installées, telles que la base de Boufarik, Aïn Oussera, Ouargla et d’autres. Aït Messaoudène exerçait ses fonctions à partir de son bureau au Palais du gouvernement avec abnégation et dévouement sans pareils, loin de tout conflit personnel, et il est peut-être le seul parmi les responsables à être resté quelqu’un d’indépendant sans ennemis ni appuis, c’est cela même le secret de sa force et de sa faiblesse aussi. Il était un élément d’apaisement et d’équilibre, alors que naissaient des conflits entre ses amis, c’était un homme sans ennemis.</p>
<p><strong>Aït Mesaoudène et la crise d’octobre 63 avec le Maroc</strong><br />
A cette époque, un différend concernant les frontières était né entre l’Algérie et le Maroc. Un affrontement armé a eu lieu entre les deux pays, durant lequel l’aviation marocaine fut utilisée pour frapper les troupes d’approvisionnement allant de Béchar vers Tindouf et entre Tindouf et les frontières. A ce moment-là, Aït Messaoudène avait ordonné à ce que les avions prennent la direction du Sud sous son commandement. A notre arrivée à la base de Mechria, nous avions trouvé des forces françaises dirigées par un capitaine chargé de surveiller la piste d’atterrissage.</p>
<p>Quant à la base de Béchar, qui était une base atomique, nous avions été empêchés de nous y rapprocher ou d’y atterrir ou d’enclencher des combats aériens sur son territoire aérien, d’après les dires du général français qui s’était entretenu avec Aït Messaoudène. Suite à cet entretien, le ministère français de la Défense était intervenu à partir de Paris, la teneur de son discours n’avait pas encore été révélée, le moment n’étant pas opportun. Ainsi, Aït Messaoudène, grâce à son expérience, avait pu utiliser les bases aériennes se trouvant à l’Ouest algérien et réaliser son objectif qui était d’empêcher l’aviation marocaine d’attaquer les troupes se rendant à Tindouf.</p>
<p><strong>Terzi et le mariage d’Aït Messaoudène</strong><br />
Terzi, employé au ministère des Affaires étrangères, était un ami d’Aït Messaoudène depuis la guerre de libération, il avait pris une épouse de la famille Terki, connue à Bejaïa. Il lui parlait généralement de cette famille et lui disait qu’il était prêt à faire l’intermédiaire si Aït Messaoudene voulait bien se marier dans cette famille. C’est ainsi que Aït Messaoudène s’était rapproché de ladite famille pour prendre épouse en 1963. De son union avec cette dame respectable, sont nés deux filles et trois garçons : Amine, né en 1967, Seddik né en 1970 et Omar né en 1976.</p>
<p>En 1967, ses fonctions à la tête de la direction de l’aviation militaire avaient pris fin. Il avait été appelé par le défunt Président Houari Boumediène qui l’avait nommé comme son conseiller jusqu’en 1969, date à laquelle il avait été désigné comme président directeur général de la compagnie aérienne nationale. Lorsqu’il l’avait quittée en1972, la compagnie avait réalisé un bénéfice considérable. De 1972 à 1977, Aït Messaoudène avait été désigné ministre des PT T au sein du gouvernement du défunt Houari Boumediène. Du 22 avril 1977 au 8 mars 1979, il avait été nommé ministre de la Santé au gouvernement du défunt Président Houari Boumediene.</p>
<p>Du 28 mars 1979 au 22 janvier 1984, il avait été nommé ministre de la Petite et Moyenne Industrie au gouvernement du président Chadli Bendjedid, que Dieu lui prête longue vie. Ensuite, il avait été élu membre pour la wilaya d’Alger auprès de l’Assemblée Populaire Nationale, pour devenir vice-président de l’Assemblée jusqu’en 1991. Il avait ensuite occupé un poste purement politique lorsqu’il était devenu membre de la direction du Front de Libération Nationale. Quand le temps l’a épuisé, sa maladie ayant empiré, il a continué à résister, et je me rappelle que nous nous rendions ensemble à des conférences, meetings intellectuels et célébrations de couronnement, lesquelles étaient organisées en son honneur, comme lorsqu’il a été honoré au journal El-Moudjahid et autres.</p>
<p>Il n’a pas cessé de sortir et de rendre visite parfois aux amis, et parfois à des obligations familiales jusqu’en 2008 quand la maladie l’avait obligé à ne plus sortir après une longue lutte et une courageuse résistance. La dernière fois que je lui ai rendu visite à Aïn Naâdja, il m’avait semblé qu’il avait pris cinq ans de plus, il était malade et dans un état difficile à décrire et dans ses yeux qu’il n’ouvrait que rarement se trouvait un nuage de tristesse que je n’avais jamais vu auparavant, avec cela, il sentait ma présence et me tenait la main avec vigueur, comme s’il me disait « Je t’ai reconnu ».</p>
<p>Ainsi était Aït Messaoudène Saïd, le combattant et l’officier, le pilote, le commandant, le ministre, le vice-président de l’Assemblée populaire nationale, et le militant qui avait rendu de solennels services à son pays et à sa nation et qui avait délaissé les avantages et l’avenir sûr et il était parmi les rares personnes qui avaient rejoint l’Armée de Libération Nationale avec le grade d’officier, lieutenant de section, et avec cela il n’a pu réaliser un succès fulgurant, où occuper les premières places de direction parce que la politique, dans le Tiers-Monde, et nous en faisons partie, requiert des qualités autres que la droiture, l’intégrité et le contournement de conflits.</p>
<p>Ceux qui travaillent en politique sans avoir de ruse et la capacité de comploter ne peuvent pas gagner à tous les combats à la fin. Repose-toi donc, toi qui est le plus honorable, le plus pur, le plus généreux, le plus vaillant, le plus patient, parce que je te retrouverai sur les pages des livres si je peux vivre plus longtemps pour écrire sur Aït Messaoudène le père, et Aït Messaoudène l’homme de société, et Aït Messaoudène l’intellectuel. En résumé, le corps est périssable, mais les actes restent. Je salue tous ceux qui m’ont aidé à réaliser ce sujet et je cite en particulier le colonel Boudaoud Salah.</p>
<p><strong>M. A. : Colonel en retraite<br />
Mecheri Amar EL WATAN</strong></p>
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		<title>Algeria wishes Malian experience in releasing terrorists not to be repeated</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Mar 2010 19:07:07 +0000</pubDate>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>ALGIERS- <strong>the General Director for Multilateral Relations of the Ministry of Foreign Affairs Benchaa Dani declared on Tuesday that Algeria wishes that the Malian decision to release four terrorists against a French hostage captured by a terrorist group would not be repeated.</strong> “We wish that this Malian initiative would not be repeated, any releasing of any terrorist may, at this stage, make more innocent victims in danger,” Dani told the 3rd channel of National Radio.    APS</p>
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		<title>Case of former police chief assassination in justice ministry hands</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Mar 2010 19:06:12 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>ALGIERS- Interior Minister Noureddine Yazid Zerhouni said Tuesday in Algiers that the case of former national police chief assassination, late Ali Tounsi, &#171;&#160;is in Justice Ministry hands.&#160;&#187; In statement to the press on the sidelines of Council of Nation’s spring session opening, Zerhouni said that the assassination of late Tounsi &#171;&#160;is a crime without witness&#160;&#187; [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>ALGIERS- <strong>Interior Minister Noureddine Yazid Zerhouni said Tuesday in Algiers that the case of former national police chief assassination, late Ali Tounsi, &laquo;&nbsp;is in Justice Ministry hands.&nbsp;&raquo;</strong> In statement to the press on the sidelines of Council of Nation’s spring session opening, Zerhouni said that the assassination of late Tounsi &laquo;&nbsp;is a crime without witness&nbsp;&raquo; which took place between the deceased and the perpetrator (of the crime), adding that the latter is &laquo;&nbsp;alive and in the hands of justice ministry.&nbsp;&raquo; Justice &laquo;&nbsp;will accomplish its duty in full liberty and serenity, and will publish the inquiry outcomes in transparency,&nbsp;&raquo; he pointed out. Late Tounsi died Thursday during a working session during which an executive of police, &laquo;&nbsp;apparently having a fit of madness,&nbsp;&raquo; used his weapon wounding him fatally. APS</p>
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		<title>M. Noureddine Yazid Zerhouni : l&#8217;assassinat de feu Tounsi est un crime sans témoins</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Mar 2010 19:04:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>oreda88</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sûreté  nationale DGSN]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>ALGER - Le ministre d&#8217;Etat, ministre de l&#8217;intérieur et des collectivités locales, M. Noureddine Yazid Zerhouni a indiqué, mardi à Alger, que l&#8217;affaire de l&#8217;assassinat de l&#8217;ancien directeur général de la Sûreté nationale (DGSN), feu Ali Tounsi, est &#171;&#160;sous la responsabilité du ministère de la justice&#160;&#187;. Dans une déclaration à la presse en marge de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-5084" title="zerhouni_apn" src="http://www.algerie-defense.com/wp-content/uploads/2010/03/zerhouni_apn.jpg" alt="zerhouni_apn" width="170" height="148" />ALGER <strong>- Le ministre d&#8217;Etat, ministre de l&#8217;intérieur et des collectivités locales, M. Noureddine Yazid Zerhouni a indiqué, mardi à Alger, que l&#8217;affaire de l&#8217;assassinat de l&#8217;ancien directeur général de la Sûreté nationale (DGSN), feu Ali Tounsi, est &laquo;&nbsp;sous la responsabilité du ministère de la justice&nbsp;&raquo;.</strong> Dans une déclaration à la presse en marge de la cérémonie d&#8217;ouverture de la session de printemps du Conseil de la nation, M. Zerhouni a déclaré que l&#8217;assassinat de feu Tounsi &laquo;&nbsp;est un crime sans témoins&nbsp;&raquo; qui a eu lieu entre le défunt et l&#8217;auteur (du crime), ajoutant que celui-ci est &laquo;&nbsp;vivant et est entre les mains de la justice&nbsp;&raquo;. La justice &laquo;&nbsp;fera son devoir en toute liberté et sérénité et rendra publics les résultats de l&#8217;enquête dans le respect de la transparence&nbsp;&raquo;, a-t-il poursuivi. Le décès de feu Tounsi est survenu jeudi dernier lors d&#8217;une séance de travail au cours de laquelle un cadre de la police, &laquo;&nbsp;apparemment pris d&#8217;une crise de démence&nbsp;&raquo;, a utilisé son arme le blessant mortellement. APS</p>
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		<title>Abdelkader Bensalah : La dilapidation des deniers publics , un acte criminel</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Mar 2010 18:59:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>oreda88</dc:creator>
				<category><![CDATA[Terrorism Criminalité]]></category>

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		<description><![CDATA[<p class="wp-caption-text">Le président du Conseil de la Nation M. Abdelkader Bensalah APS</p>
<p>Aps  ALGER &#8211; Le président du Conseil de la Nation M. Abdelkader Bensalah a affirmé mardi à Alger que la dilapidation des deniers publics était un acte criminel que la justice devrait réprimer par une application stricte de la loi. Dans son allocution d&#8217;ouverture [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_5082" class="wp-caption alignleft" style="width: 260px"><img class="size-full wp-image-5082" title="bensalah_cn2" src="http://www.algerie-defense.com/wp-content/uploads/2010/03/bensalah_cn2.jpg" alt="Le président du Conseil de la Nation M. Abdelkader Bensalah APS" width="250" height="182" /><p class="wp-caption-text">Le président du Conseil de la Nation M. Abdelkader Bensalah APS</p></div>
<p>Aps  ALGER &#8211; <strong>Le président du Conseil de la Nation M. Abdelkader Bensalah a affirmé mardi à Alger que la dilapidation des deniers publics était un acte criminel que la justice devrait réprimer par une application stricte de la loi.</strong> Dans son allocution d&#8217;ouverture de la session de printemps du Conseil de la Nation, M. Bensalah a indiqué que &laquo;&nbsp;la dilapidation des deniers publics est un acte criminel que la justice doit combattre en appliquant la loi dans toute sa rigueur&nbsp;&raquo;, ajoutant que &laquo;&nbsp;l&#8217;autorité politique suprême du pays a, maintes fois, donné des instructions fermes pour combattre le phénomène de la corruption sous toutes ses formes&nbsp;&raquo;.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>DCNS Sous-marin nucléaire d&#8217;attaque Perle</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Mar 2010 12:03:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>oreda88</dc:creator>
				<category><![CDATA[v Défense France]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>DCNS PRESSE
Réalisé sous maîtrise d&#8217;œuvre DCNS, le grand carénage du sous-marin nucléaire d&#8217;attaque Perle a été achevé à Toulon avec trois semaines d&#8217;avance, et la DFMD (Date de Fin de Mise à Disposition) a été prononcée le 30 janvier 2010, à la satisfaction du client, la Marine nationale.</p>
<p>La rapidité des travaux réalisés dans le cadre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>DCNS PRESSE<br />
<strong>Réalisé sous maîtrise d&#8217;œuvre DCNS, le grand carénage du sous-marin nucléaire d&#8217;attaque Perle a été achevé à Toulon avec trois semaines d&#8217;avance, et la DFMD (Date de Fin de Mise à Disposition) a été prononcée le 30 janvier 2010, à la satisfaction du client, la Marine nationale</strong>.</p>
<p>La rapidité des travaux réalisés dans le cadre du chantier d’entretien du sous-marin Perle a permis de remettre à flot le bâtiment en quatorze mois, trois semaines avant l’échéance contractuelle.</p>
<p><span id="more-5078"></span><br />
Ces travaux ont, notamment, représenté :<br />
- 1 million d’heures de travail ;<br />
- 63 000 pièces traitées dont 15 000 pour la chaufferie nucléaire.</p>
<p>La performance a été obtenue grâce à la mobilisation de tous les acteurs concernés et à la qualité de l’organisation dédiée mise en place.<br />
Les principaux travaux ont concerné la visite de tous les appareils du bord, le contrôle de la coque, le contrôle de la cuve du réacteur nucléaire et le changement des éléments combustibles ainsi que de nombreuses modifications et quelques modernisations, en particulier celles des sonars.</p>
<p>Tous les centres du groupe DCNS ont contribué à la réussite de ce projet auquel ont participé, en particulier, 1 000 collaborateurs du centre DCNS de Toulon. Plusieurs dizaines de sociétés partenaires sont également à associer à ce succès.</p>
<p>La phase «essais à la mer» du bateau, qui comprend les essais non réalisables à quai et les mises au point nécessaires détectées lors de ces essais, s’est terminée. La fin de mise à disposition a été prononcée le 30 janvier 2010.</p>
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		<title>La stratégie antidrogue du Maroc</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Mar 2010 11:54:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>oreda88</dc:creator>
				<category><![CDATA[Terrorism Criminalité]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Washington &#8211; La stratégie globale de lutte antidrogue, adoptée par le gouvernement marocain, a permis de faire baisser &#171;&#160;significativement&#160;&#187; la production de cannabis au cours des dernières années au Maroc, souligne lundi le Département d&#8217;Etat américain.
 
&#171;&#160;Les avancées réalisées au Maroc en matière de lutte contre le trafic de drogue sont le résultat de la stratégie [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Washington &#8211; <strong>La stratégie globale de lutte antidrogue, adoptée par le gouvernement marocain, a permis de faire baisser &laquo;&nbsp;significativement&nbsp;&raquo; la production de cannabis au cours des dernières années au Maroc, souligne lundi le Département d&#8217;Etat américain.</strong><br />
 <br />
&laquo;&nbsp;Les avancées réalisées au Maroc en matière de lutte contre le trafic de drogue sont le résultat de la stratégie globale de lutte antidrogue adoptée par le gouvernement marocain&nbsp;&raquo;, a souligné le Département d&#8217;Etat dans son dernier rapport sur la stratégie de lutte contre les drogues dans le monde, rendu public à Washington.</p>
<p><span id="more-5076"></span></p>
<p>La stratégie adoptée par le Royaume, note-t-on de même source, conjugue à la fois les efforts de renforcement des lois en vigueur, d&#8217;éradication des cultures de cannabis et de réduction de la demande, au développement économique, dans la perspective d&#8217;éradiquer la culture de cannabis au Nord du Maroc.</p>
<p>Le rapport souligne, en outre, que la stratégie antidrogue nationale se trouve renforcée par une approche plus large de développement économique et de cultures de substitution qui ont donné leurs fruits, relevant que le Maroc entend réduire significativement la culture de cannabis de son niveau actuel, estimé à 50.000 hectares, à 12.000 ha d&#8217;ici 2012.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Si cet objectif est réalisé, cela signifierait que le Maroc aura réduit de 91 pc la culture de cannabis&nbsp;&raquo; depuis le lancement des campagnes de lutte contre cette culture en 2003, note encore le rapport du Département d&#8217;Etat.</p>
<p>Le gouvernement et les différentes agences et départements américains spécialisés continuent de coopérer avec le Royaume en vue de renforcer ses capacités de lutte antidrogue, notamment à travers l&#8217;échange d&#8217;expérience et d&#8217;information et la formation, ajoute la même source.</p>
<p>Le rapport relève, de même, que les autorités marocaines ont déployé quelque 11.000 éléments des forces de l&#8217;ordre tout au long des zones côtières du nord et du sud ouest du Royaume en vue de lutter contre l&#8217;embarquement de la drogue, et de maintenir des points de contrôle et d&#8217;observation tout au long de ces régions, ajoutant que la Marine marocaine maintient également des patrouilles maritimes régulières pour lutter contre le trafic de drogue. <strong>MAP agence presse Maroc</strong></p>
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		<title>Département des renseignements généraux RG , les services du DRS : Dossiers de corruption.</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Mar 2010 11:32:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>oreda88</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dossier sécurité DRS ex SM]]></category>
		<category><![CDATA[Sûreté  nationale DGSN]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Retour sur l&#8217;assassinat de Ali Tounsi
par Ghania Oukazi Quotidien d&#8217;Oran</p>
<p>Le colonel Chaïb Oultache a été interrogé vendredi dernier, pour une première fois, sur son lit d&#8217;hôpital dans le cadre de l&#8217;enquête sur un crime dont les causes devraient imposer des bouleversements au niveau de toutes les castes du pouvoir.</p>
<p>C&#8217;est de trois balles à la tête [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Retour sur l&#8217;assassinat de Ali Tounsi<br />
</strong>par Ghania Oukazi Quotidien d&#8217;Oran</p>
<p><strong>Le colonel Chaïb Oultache a été interrogé vendredi dernier, pour une première fois, sur son lit d&#8217;hôpital dans le cadre de l&#8217;enquête sur un crime dont les causes devraient imposer des bouleversements au niveau de toutes les castes du pouvoir</strong>.</p>
<p>C&#8217;est de trois balles à la tête que cet ancien responsable de l&#8217;aviation militaire a tué, jeudi dernier, le directeur général de la sûreté nationale (DGSN) qui était assis à son bureau, et avait un stylo à la main. Des sources concordantes nous précisaient vendredi dernier que l&#8217;arme du crime avait quelque peu bloqué avant qu&#8217;elle ne puisse permettre à son détenteur de tirer les trois balles qui ont mis fin à la vie du DGSN. Ce blocage, nous avaient-elles dit, était dû au fait que l&#8217;arme du crime n&#8217;avait pas servi depuis très longtemps.</p>
<p><span id="more-5073"></span></p>
<p>On dit d&#8217;ailleurs du colonel Oultache qu&#8217;il ne portait plus d&#8217;armes depuis de longues années. Mais ce jour-là, il l&#8217;avait bien en main, disent nos sources. Après avoir tué Ali Tounsi, il a, toujours selon nos sources, ouvert la porte capitonnée du bureau de la victime et a demandé à ce qu&#8217;on appelle deux autres responsables de la police dont celui de la sûreté d&#8217;Alger. Dès qu&#8217;il les a aperçus, il a commencé à tirer mais n&#8217;a atteint personne selon nos interlocuteurs. Pris de panique, les deux responsables se sont mis à courir, toujours selon nos sources, pour redescendre les escaliers en toute vitesse. L&#8217;on dit que dans cette course-poursuite, le responsable de la sûreté d&#8217;Alger est tombé dans les escaliers et s&#8217;est blessé à la tête.</p>
<p> Nos sources nous affirment que le colonel Oultache n&#8217;a pas retourné l&#8217;arme contre lui pour se suicider mais a été neutralisé par des policiers qui ont tiré sur lui alors qu&#8217;il poursuivait les deux responsables qui avaient pris leurs jambes à leur cou après avoir compris qu&#8217;il était décidé à les tuer eux aussi.</p>
<p> Oultache a été ainsi touché par deux balles, une dans l&#8217;abdomen et la seconde dans la cuisse. Evacué dans un état aggravé par des hémorragies de tout ordre, le blessé avait été immédiatement admis au bloc opératoire. Considéré comme la carte maîtresse d&#8217;un drame dont le mobile n&#8217;est pas simple à cerner, Oultache ne devait surtout pas mourir. Pour des considérations d&#8217;urgence absolue et surtout de garanties d&#8217;ordre sécuritaire, il a été transporté vers l&#8217;hôpital le plus proche de la DGSN. Un hôpital civil, bien éloigné ainsi de celui militaire de Aïn Naâdja ou de celui de la sûreté nationale, aux Glycines.</p>
<p> Toujours selon des sources concordantes, après avoir appris qu&#8217;il avait été relevé de ses fonctions par voie de presse, Oultache criait en ce malheureux jeudi, qu&#8217;il refusait d&#8217;être jeté en pâture, d&#8217;être le seul à payer. Des paraboles qui en disent long de l&#8217;engrenage dans lequel le pays continue d&#8217;être enfoncé.</p>
<p>Le premier interrogatoire</p>
<p> Le colonel Oultache a été interrogé pour la première fois vendredi dernier. L&#8217;on nous a précisé ce jour-là que le blessé parlait calmement et sans difficulté. Aucun élément de ce début d&#8217;interrogatoire n&#8217;a filtré mais aux dires de sources judiciaires, l&#8217;on s&#8217;attend à des révélations scabreuses.</p>
<p> Depuis que le Département des renseignements généraux a décidé de rendre publics de lourds dossiers de corruption, le pays semble avoir été plongé dans un état second. En effet, l&#8217;assurance que devait provoquer en principe, chez les citoyens, ce qui devait être ressenti comme étant de «la clarté et de la transparence dans la lutte contre la corruption», a de suite cédé la place à un sentiment de panique collective. Panique que l&#8217;assassinat de Tounsi vient justifier, indéniablement. Pire encore. Entre-temps et au lendemain de l&#8217;affaire Sonatrach, la folle rumeur de la constitution «sur instruction du président de la République» d&#8217;une commission d&#8217;enquête sur les assassinats des années 90 et que des sites Internet ont diffusé, a fait l&#8217;objet de commentaires terrifiants.</p>
<p> Sans pour autant confirmer l&#8217;information, un haut responsable à la présidence de la République estime que ce serait là la seule manière d&#8217;apaiser la mémoire collective après avoir voulu l&#8217;amnésier par les effets de mise en œuvre de la charte pour la paix et la réconciliation nationale. L&#8217;on précise, comme lu déjà en ligne, la commission d&#8217;enquête en question devrait notamment s&#8217;attarder sur l&#8217;assassinat de Boudiaf et du général Fodil Saïdi, mort ainsi que son chauffeur, dans un accident de voiture en juin 1996 à Zelfana, dans le centre-est algérien. La victime était dans une voiture aux côtés de Mustapha Kouadri, alors wali de Laghouat. Le véhicule qui les transportait avait été écrabouillé par un camion. Seul Kouadri avait échappé à la mort mais s&#8217;en était sorti avec de profondes et graves blessures.</p>
<p>Les chaudes larmes de Zeroual</p>
<p>Nos sources affirment que le général Saïdi devait remplacer l&#8217;actuel DRS, Tewfik, de son vrai nom Mohamed Mediene. C&#8217;était au temps où Liamine Zeroual était président de la République. Zeroual, nous dit-on, avait pleuré la mort de Saïdi, à chaudes larmes. A cette époque, ceux à qui l&#8217;histoire a voulu donner un nouveau identifiant, étaient tous en poste et constituaient aux yeux de l&#8217;opinion publique nationale et internationale, le noyau dur du pouvoir et de la prise de décision particulièrement au titre de la lutte antiterroriste. Ce sont ce qu&#8217;on appelle «les janviéristes», les hauts responsables militaires de l&#8217;armée et de la sécurité militaire qui aujourd&#8217;hui sont ou décédés ou à la retraite.</p>
<p> Il est rare que des dossiers de corruption où sont mêlés des noms de hauts dignitaires du régime, aussi proches soient-ils du chef de l&#8217;Etat, soient rendus publics et dans le détail. Ou presque. «C&#8217;est comme si le pouvoir a fait en sorte de laisser tout le monde se servir à un moment où les caisses de l&#8217;Etat débordent d&#8217;argent et le nombre des marchés d&#8217;achats d&#8217;équipement et de réalisation d&#8217;infrastructures inscrites dans les deux programmes du président, considérable. L&#8217;on dit que les services du DRS ont eu à convoquer les meilleurs experts-comptables du pays pour préciser dans le détail tout ce qui a été consommé comme argent et pris comme commission dans divers secteurs à différents niveaux des hiérarchies. Nos sources évoquent, à cet effet, plus de 8 secteurs devant être fouillés au peigne fin. Evoqué à plusieurs reprises, le changement de gouvernement ne semble pas être sur les tablettes du président, du moins pour l&#8217;instant. Il faut croire que tant que les ministres sont en poste, ils ne doivent pas craindre grand-chose à part voir leur nom cité publiquement dans les colonnes de la presse. Ceux concernés doivent croiser chaque matin les doigts pour que ce changement n&#8217;ait pas lieu pour, disent nos sources, qu&#8217;ils continuent de bénéficier de ce qui leur apparaît comme étant une immunité politique. Immunité qui, faut-il le préciser, n&#8217;est contenue dans aucun texte de loi.</p>
<p>L&#8217;élite intellectuelle face à la dérive politique</p>
<p> Il faut croire encore une fois que tout est fait pour que les fils de l&#8217;écheveau s&#8217;enchevêtrent davantage les uns dans les autres, qu&#8217;ils ne l&#8217;étaient déjà. Aux dernières nouvelles, le chef de l&#8217;Etat se trouve actuellement en Suisse au chevet de son frère Mustapha, très malade. Un haut responsable nous racontait jeudi dernier que quand il a été mis au courant de l&#8217;assassinat de Tounsi, Bouteflika avait blêmi alors qu&#8217;il était déjà affaibli et aussi perturbé par l&#8217;état de santé de son frère hospitalisé depuis de longs mois à Genève. Pourtant, il est le seul à détenir le sceau de décisions officielles susceptibles d&#8217;être prises pour rendre les temps moins incertains et moins troubles et ce quel qu&#8217;en soit le prix.</p>
<p> Au-delà du caractère intenable et inquiétant de la situation qui prévaut dans le pays, il faut reconnaître que le système politique perd progressivement de sa consistance, du moins physique. Déjà, ceux qui constituaient ce que le défunt M&#8217;hamed Yazid, cet ancien ministre de l&#8217;Information au temps du GPRA, appelait de son vivant, le cabinet noir ou le pouvoir occulte, sont en phase d&#8217;extinction naturelle en raison de leur âge avancé, de leur état de santé, ou parfois des deux à la fois. Cependant, il est rare qu&#8217;un pays qui regorge de jeunesse comme l&#8217;Algérie se laisse prendre dans un tourbillon sans qu&#8217;il ne puisse s&#8217;assurer une relève politique digne de ce nom. Si les arcanes du pouvoir continuent de dégager les échos de la création d&#8217;un parti politique pour Saïd Bouteflika, le frère du président, en prévision de joutes électoraux à venir, ce qui s&#8217;apparente à l&#8217;opposition semble avoir encore une fois plié l&#8217;échine, pendant que l&#8217;élite intellectuelle a choisi de se tenir loin des soubresauts d&#8217;un magma où les règlements de compte ne feraient que commencer. Une élite qui se doit pourtant d&#8217;identifier des pistes pour sortir le pays de la crise dans laquelle il est englué.</p>
<p> Elle se doit surtout d&#8217;agir pour rappeler à l&#8217;ordre la décision politique dont les dérives sont multiples et exposent le pays au danger. Mais il faut peut-être attendre que cette élite intellectuelle se constitue en tant que telle pour qu&#8217;elle puisse paraître comme une véritable force de proposition et agir pour la sauvegarde du pays, avant qu&#8217;il ne soit trop tard.</p>
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