La marine de guerre algérienne :
Les principales bases navales sont situées à Mers el Kébir,à Jijel.
- Après l’indépendance :
Après l’indépendance de 1962, la marine nationale algérienne, sous l’impulsion du colonel Mohamed Benmoussat(1962-1978), commença à se développer, avec l’acquisition de différentes unités navales en Italie tels les Baglietto et les Mangusta pour les gardes-côtes, puis l’acquisition d’unités plus grosses et mieux armées en URSS, notamment les OSA I et II, les poseurs de mines T-43 ainsi que des vedettes de surveillance.
En 1969, le port militaire de Mers El Kebir fut récupéré, donnant à l’Algérie l’opportunité de développer des chantiers navals.
La marine algérienne se développa considérablement durant les années 1980. Elle réceptionna en tout :
* deux sous-marins classiques de la classe Roméo en 1982/1983[4]
* trois frégates anti-sous-marines de la classe Koni entre 1980 et 1984, armées de missiles surface-air Gecko et de quatre canons de 76mm
* trois corvettes lance-missiles entre 1980 et 1983, équipées toutes trois de 4 missiles surface-surface et de 20 missiles Gecko.
Plusieurs vedettes rapides de conception britannique de la classe El Kebir. Les deux premières unités furent produites en Grande Bretagne et les autres au chantier de Mers El Kebir. La marine dispose aussi de 3 navires de débarquement, deux anglais de la classe Kalaat Beni Hamed et un polnochny polonais.
Les deux dernières unités majeures à être importées avant la chute de l’URSS furent les deux sous-marins de la classe Kilo en 1987 et 1988.
- Modernisation :
Pendant la crise des années 1990, les experts occidentaux disaient que la marine ne pouvait plus faire marcher la totalité de ses navires, notamment les OSA, les Nanuchka et le Koni. Mais c’était sans compter sur les prouesses techniques qu’avaient réalisées les ingénieurs de Mers El Kebir. Dans les chantiers navals, des pièces de rechange étaient fabriquées pour maintenir la flotte opérationnelle, surtout que les pièces n’arrivaient plus de Russie. En 1996, elle est passée officiellement du statut de marine de littoral à celui de marine de haute mer. La marine après plusieurs études décida d’entamer un vaste programme de modernisation. Les Français ayant refusé de fournir des missiles Exocet sous prétexte de ne pas déséquilibrer l’équilibre des forces entre le Maroc et l’Algérie, les SS-N-2 Styx furent échangés avec des systèmes beaucoup plus modernes SS-N-25. Une des 3 Koni fut équipée de torpilles, les OSA-II reçurent toutes des SS-N-2C, avec un rayon d’action plus grand.
Mais le plus important c’était le développement et la construction de 3 Corvettes de la classe Djebel Chneoua. Ces dernières, équipées de missiles chinois C-802 de 120km de portée, de systèmes de combat anti-sous-marins et de missiles anti-aériens, représentent actuellement les principales unités de combat de la marine. À l’avenir, d’autres unités de ce type seront amenées à remplacer les vieilles Nanuchka d’origine soviétique.
Le but avoué de la marine fut atteint avec une auto-suffisance totale en matière d’acquisition de nouvelles unités de combat. Le dernier navire à être importé sera le futur navire amiral de la marine. Actuellement en cours de construction dans des chantiers navals chinois, il aura une longueur totale de plus de 120m pour un poids supérieur à 5000 tonnes. Il aura des capacités de combat anti-navire, anti-sous-marine et anti-aérienne et aura en plus la capacité de transporter plusieurs hélicoptères.
- Dispositifs :
Aujourd’hui la marine est forte de 9000 hommes, tous contractuels. La côte nationale est divisée en trois façades, Est, dirigée à partir du port d’Annaba, centre dirigée par l’amirauté d’Alger et Ouest, la plus importante et qui utilise le port de Mers El Kebir. Sa mission principale est la défense des côtes nationales contre toute incursion étrangère.
Les patrouilles aériennes maritimes et la couverture aérienne est assurée par la défense aérienne du territoire (DAT). Les missions de soutien sont assurées par les SU-24Bis/MK et les missions de reconnaissance par les Fokker 27 et les B-200T. Les hélicoptères KA-32 utilisés pour les missions navales sont sous l’autorité de l’AAF et sont utilisés pour les missions SAR ou pour la détection de sous-marins.
Pour les entraînements aériens, les avions de l’AAF font des manœuvres annuelles majeures avec la marine, alors que des Mirach-100 sont utilisés pour les missiles surface-air des unités navales.
La défense côtière quant à elle, utilise des batteries mobiles de SSC-3 Styxx qui est la version au sol du SS-N-2C, ainsi que des batteries mobiles de SS-N-25 Uran, version navale du KH-35.
En plus les changements dans les systèmes d’armes ne peuvent qu’ajouter à la force de la marine, notamment l’introduction de missiles modernes, SS-N-25 et C-802 anti-navire au lieu des SS-N-2C, et l’installation de missiles air-air SA-N-10 au lieu des vieux SA-N-4. La marine dispose aussi de systèmes IFF permettant de différencier les matériels amis et ennemis que ce soit des navires ou des avions de combat.
- Objectifs :
L’école de la marine de Tamenfoust forme les principaux membres de la marine dans les domaines de la navigation et de l’utilisation des différents types d’armements. Elle dispose d’un simulateur de navigation qui permet aux futurs commandants de bord d’avoir une idée bien précise de la navigation et sur l’utilisation des moyens de communications et de combat dans les différents cas imposables par ordinateurs.
Des manœuvres réelles sont ensuite effectuées pour mettre les officiers et les marins dans des conditions de combat réelles. Les deux sous-marins de la classe Kilo donnent aussi à l’Algérie un avantage immense dans la rive sud de la méditerranée, surtout après leur modernisation en Russie et leur nouvelle couverture installée au début de l’année 2001, un plastique qui diminue leur signature radar et qui les rend pratiquement indétectables.
Autres missions de routine, les missions SAR. C’est la détection et le sauvetage des immigrés clandestins, notamment ceux déviant vers la côte ouest du pays. Chaque année, plus de 300 clandestins d’origine subsaharienne ou marocaine sont secourus par les navires de la marine nationale. Ces clandestins sont surtout victimes de pannes de moteurs qui les font dévier de leur but d’origine, les côtes espagnoles. D’autres missions de ce type, sont effectuées sur la côte Est. Ces dernières concernent les clandestins Subsahariens qui ont pour point de départ les côtes libyennes. Très souvent la marine tunisienne, sollicite l’aide de la marine algérienne pour la recherche et le sauvetage de clandestins se dirigeant essentiellement vers Malte et vers l’Italie.
La lutte anti-dogue et antiterroriste figurent aussi dans les missions de la marine, surtout après la dispersion d’Al Qaida et la peur d’attaques contre les pétroliers et les navires civils.
Ces cinq dernières années ont vu un rapprochement important avec l’OTAN, notamment avec l’organisation de manœuvres aéronavales avec la marine américaine, avec utilisation de sous-marins nucléaires, destroyers, corvettes, vedettes, frégates, avion P-3, hélicoptères Ka-32 et engagement de SU-24. En Septembre 2003, la marine algérienne participa pour la première fois à des manœuvres conjointes entre pays de l’OTAN et d’Europe de l’Est.
by FORCESDZ .


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